SNICS-FSU

Editorial du But en Blanc N°108

Les élèves vont mal, les inégalités se creusent, les infirmières s’effondrent, la décentralisation chemine... le SNICS-FSU lutte sans relâche.

C’en est fini le temps des cornettes et de l’abnégation à tout prix. Cepostulat gouvernemental loin d’être conduit inexorablement les infirmières à saupoudrer leurs missions, à diluer leur expertise profes-sionnelle spécifique, allant jusqu’à renoncer à leurs actions reconnues au service de la réussite scolaire. La crise sanitaire illustre cette orientation car nous assistons bien à la négation, voire à la disparition de la consultation infir-mière au moment où les élèves et leurs familles en ont un besoin impérieux.


Suite à la mobilisation du13 janvier, des négociations sont en cours. Pour faireentendre la voix des infirmières et obtenir le renforcement de nos actions,
le SNICS réunit notre profession le 22 mars prochain lors d’un congrès extraordinaire, avec les soutiens de la communauté scolaire, dont les Parents, les Elèves, les Etudiant.es et des Elu.es.
Un autre sujet fondamental pour notre profession est celui des dérives entrainées par la gestion « paternaliste » de cette crise sanitaire. Un angle politique qui utilise la peur, la culpabilité et le clivage entre les citoyen.nes, au lieu de rassembler et de convaincre.


Il est aisé pour ce gouvernement de stigmatiser « les bons contre les mauvais » plutôt que de rendre compte de sa gestion calamiteuse et donc des choix politiques et sociétaux qui en découlent. Sous couvert de protection et d‘urgence, l’Etat a injecté des milliards en direction du secteur libéral. Il a dépensé, « quoi qu’il en coûte », au bénéfice du secteur privé (industries pharmaceutiques, laboratoires, pharmacies, secteur libéral, etc...). Et « en même temps », il a poursuivi la casse des services publics, Hôpital y compris !?...


Que dire d’un Président qui affirme que les devoirs valent avant les droits. Entrer dans une société fondée sur une approche du devoir, c’est abandonner la République pour entrer dans une « théocratie » morale, avec un gouvernement guide des conduites des citoyen.nes. Il s’agit de rompre avec une société de libertés, pour entrer dans une société de l’obéissance, obéissance qui conditionne l’accès aux libertés.
Les décisions politiques pour gérer cette épidémie ne sont pas transparentes :
un conseil de défense qui décide dans le secret le plus total, et un parlement qui valide sans protestations. Le tout aboutissant, sans surprise à aucun débat contradictoire.


Le respect de la liberté, la prééminence du droit et la notion du consentement libre et éclairé en santé font partie de notre patrimoine commun. Le devoir des gouvernements est de prendre des mesures transparentes, proportionnées et
acceptables, afin d’assurer la garantie collective de ces droits.
La morale et l’individualisme n’ont pas leur place dans le domaine de la santé, alors appelons à remettre de l’éthique au cœur de nos réflexions, de nos débats et de ceux la société toute entière.
Faisons vivre la Démocratie en santé !

En 2018, 10835 infirmiers ont été victimes d’agressions verbales et/ou physiques, selon l’Observatoire national des violences en santé (ONVS).

Communiqué de presse du SNICS FSU à l'occasion de la Journée internationale des infirmières

Retrouvez les intervention du SNICS-FSU dans les médiats régionaux et nationaux.

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