gallery

Get the Flash Player to see this player.
Flash Image Rotator Module by Joomlashack.
SNICS
SNICS
SNICS
SNICS
SNICS

Actualité

Cliquer ici pour accéder à la rubrique

 

 

 

 

 

Sixième Congrès National

 

Le 6ème Congrès National du SNICS s'est déroulé à Lille du 2 au 5 juin 2008.

 

Lien vers le BBL n° 53

 

 

 

 

Nos publications

Cliquer ici pour voir nos publications : "De But En Blanc" 

 

 

 

 

Lettre d'Infos







Les textes

Cliquer ici pour aller sur les textes relatifs à l'exercice infirmier à l'Education Nationale

 

 

 

Accueil arrow Le SNICS arrow Publications du SNICS arrow Actes des colloques arrow Congrès FSU le 29 janvier 2007
Advertisement
Congrès FSU le 29 janvier 2007 Version imprimable Suggérer par mail

 

 Intervention du SNICS au congrès FSU
à Marseille le 29 janvier 2007 (Extraits)

 

(...) Suite aux décisions d'élargissement du congrès de Perpignan, le SNICS a également, lors de son congrès, élargi son champ aux autres fonctions publiques. La stratégie que nous avons retenue a été de sensibiliser nos collègues hospitalières à notre plateforme syndicale par la diffusion militante de publications spécifiques que nous avons éditées. Ainsi les militants du SNICS sont allés dans les hôpitaux de Paris, Marseille, Poitiers, Nancy, Rennes... Nous ne pouvions d'emblée aller vers une démarche pure de syndicalisation compte tenu de l'extrême réticence de nos collègues hospitalières face aux syndicats.Image Il est important de rappeler que moins de 5% des infirmières de la Fonction Publique Hospitalière sont syndiquées toutes centrales confondues. Ce rejet du syndicalisme notamment lorsqu'il est multicatégoriel, n'est pas le reflet d'un corporatisme exacerbé mais d'une profonde aspiration identitaire et de fortes craintes de ne pas voir les revendications infirmières prises en compte. Même si nous le regrettons, nous pouvons le comprendre puisque dans le champ particulier de l'éducation nationale, une aspiration identique existe pour d'autres catégories de personnels dont les syndicats majoritaires ont construit avec succès la FSU. Je veux parler des enseignants qui pour la défense et la promotion du seul métier d'enseignant, ont construit des syndicats spécifiques : SNES, SNEP, SNESup, SNUEP, SNUIPP...

 

Ceci dit, cette phase militante de diffusion et de rencontre avec nos collègues hospitalières n'a pas été effectuée partout loin s'en faut car elle est consommatrice de moyens tant humains que financiers. Cela n'a pourtant pas entamé notre détermination à poursuivre ce travail d'approche et de communication, puisque nous venons d'entamer pour 2007, une démarche de syndicalisation et espérons constituer des listes pour pouvoir être présents aux prochaines élections professionnelles dans ce secteur. Ce chantier étant vaste, toute aide serait la bienvenue notamment des Sections Départementales de la FSU car ce travail demande une grande énergie notamment pour expliquer tout ce que le syndicalisme pourrait apporter à une profession en très grande difficulté.

 

L'absence d'un syndicalisme fort dans ce secteur a conduit très récemment au vote par l'assemblée nationale et le sénat de la création d'un ordre infirmier. Cet ordre, rejeté par l'ensemble des confédérations syndicales mais réclamé par les multiples associations infirmières, consacre la défaite du mouvement syndical chez les infirmières notamment hospitalières. Dès la parution des décrets, la profession, quel que soit son secteur d'activité, va ainsi être dans l'obligation de débourser annuellement 300€ pour pouvoir exercer. Elle aura aussi le privilège de bénéficier d'un deuxième régime disciplinaire en sus de celui de son employeur, ce que les défenseurs de l'ordre, se sont bien gardés d'expliquer à la profession... Profession qui mise à tort sur cet ordre pour faire entendre la parole infirmière que les politiques et les grandes organisations syndicales ignorent la plupart du temps.

 

Pourtant, de même qu'il n'apparaît pas imaginable et surtout aberrant de parler d'éducation sans entendre la parole des enseignants, il l'est tout autant d'entendre évoquer la santé sans entendre la parole des infirmières qui sont en nombre, les premiers professionnels de santé dans notre pays avec plus de 460°000 infirmières au service de la population. Une profession très attachée à la qualité des soins qu'elle dispense et qui à ce titre, refuse d'entériner tout recul dans la qualité des soins infirmiers. Des soins qui nécessitent du temps pour leur mise en œuvre ainsi qu'une longue formation initiale que les politiques veulent faire régresser car elle coûte trop cher.

 

La discussion sur le contenu d'un diplôme quel qu'il soit va de pair avec un débat sur le diplôme lui-même. Le diplôme d'état d'infirmière n'échappe pas à cette règle d'autant que les connaissances à acquérir pour y parvenir se sont régulièrement renforcées au fur et à mesure de l'évolution des sciences et des techniques et de l'élargissement du champ d'activités de cette profession. De 24 mois d'études il y a 30 ans, la formation est à présent de 39 mois. A qui pourra-t-on faire croire qu'amputer les études d'infirmière représente un progrès pour les soins qui seront prodigués par les professionnels ainsi formés ? Si l'on décide de réduire le niveau d'exigences et les connaissances notamment pour soigner des personnes âgées, cela signifie qu'il y aura des malades déclassés et des malades plus importants. On fabriquerait des infirmières qualifiées en soins post opératoires et d'autres sous qualifiées pour les vieux, en un mot « une politique qui a abandonné l'ambition de la santé pour tous comme l'a souligné tout à l'heure Gérard Aschieri dans son discours d'ouverture du congrès concernant la réussite.

 

Nous devons combattre cette orientation rétrograde présentée comme une avancée. Et dans le même sens, nous devons exiger que la formation de l'ensemble des professionnels de santé continue à se faire sans être déconnectée des lieux de soins et de recherche en matière de santé afin que les découvertes et les avancées majeures ayant lieu dans les thérapeutiques à mettre en œuvre soient constamment associées à ces études. Toute formation déconnectée de ces réalités n'aurait aucun sens et serait potentiellement dangereuse pour la qualité de la santé publique. C'est ce qui justifie la proximité des instituts de formation en soins infirmiers avec les hôpitaux et plus particulièrement les CHU. Et c'est ce qui fonde la revendication du SNICS, partagée par la grande majorité de notre profession tous secteurs confondus, de voir le système universitaire au sein de ces mêmes CHU avoir la pleine responsabilité de la formation des infirmières.

 

Nous vivons une époque de régression à tous points de vue et la santé n'échappe pas à cette politique. C'est pourquoi dans ce domaine comme dans ceux de la justice, de l'éducation, de l'emploi, et bien d'autres encore, il reste au syndicalisme à se battre pour résister et convaincre, mais aussi gagner.

 

CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de détection des robots pour webmaster