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INFO Revalorisation

Suite à la parution du décret , interrogé au comité technique ministériel du 15 décembre par le SNICS, le directeur général des resources humaines s'engage à ce que les revalorisations acquises au 1er janvier 2022 soient effectives sur les payes du mois de mars 2022 (rétroactivité) .

Décret n° 2021-1803 du 23 décembre 2021 revalorisant le déroulement de carrière des corps des infirmiers des administrations et services médicaux des administrations de l'Etat - Légifrance

Courrier du FSU–SNICS au Président de la République du 13/12/2021

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur, au nom du SNICS-FSU - organisation syndicale représentant 58 % des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur -, de vous alerter sur les injustices salariales dont continuent d’être victimes les infirmières que nous représentons.

Le salaire moyen des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur est de 1816€, bien en deçà de celui des autres agents de catégorie A qui se situe autour de 2500€. Avec des gains mensuels dont l’amplitude s’étend de 4 à 224€, les revalorisations induites par la transposition du Ségur de la santé sont insuffisantes. Le traitement indiciaire de ce corps singulier- composé à 96% de femmes- restera très inférieur à celui des agents de la Fonction publique de l’Etat ayant un même niveau de recrutement, de formation, d’autonomie et de responsabilités.

A cela s’ajoute l’exclusion du Complément de Traitement Indiciaire de 183€ net mensuel, pourtant ouvert au-delà du secteur hospitalier, laissant penser que l’activité des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur n’a pas été fortement impactée par la crise sanitaire et qu’elles ne participent pas très activement au maintien de « l’Ecole ouverte ».

A cela s’ajoute le versement de la prime COVID aux seules infirmières engagées dans les dispositifs de tests, alors que toutes les infirmières de ce corps ont été confrontées à un surcroît significatif de travail et luttent encore sans relâche contre la pandémie. Toutes participent à la continuité du service public d’éducation en sécurisant l’environnement scolaire, tout en poursuivant à un rythme soutenu les consultations infirmières au sein des établissements scolaires, face à une jeunesse en grande souffrance qu’il conviendrait de ne plus négliger.

A cela s’ajoute un régime indemnitaire d’un montant moyen de 390 € mensuel, bien en-deçà des 711€ mensuels versés aux infirmières de même statut qui exerçent dans d’autres ministères. En se réduisant à une harmonisation inter-académique, les « revalorisations » prévues dans le cadre du Grenelle de l’Education marquent une politique bien trop faible pour atteindre un régime indemnitaire de catégorie A, catégorie à laquelle notre corps appartient pourtant depuis 2012.

A cela s’ajoute une répartition très inégalitaire des agents au sein de notre corps. En 2019, à peine 13 % des infirmières étaient dans le dernier grade contre 40% pour la Fonction publique hospitalière. Au moment du passage en catégorie A en 2012, le 2ème grade de la Fonction publique hospitalière a été abondé alors que le 2ème grade de celle de l’Etat ne l’a été qu’à partir des promotions. Malgré des constats d’inégalités de traitement, les taux de promotion sont restés trop bas, privant ainsi nombre d’infirmières du déroulé de carrière complet promis aux agents publics dans le cadre du parcours professionnel, carrières et rémunération.



A cela s’ajoutent d’autres iniquités consécutives aux retards répétés qu’a pris la Fonction publique d’Etat à transposer les évolutions salariales et de carrière de notre profession avec des mois, voire des années de retard : jusqu’à 11 années de retard sur une carrière, soit l’équivalent de 4 échelons.
Les 8000 infirmières de ce corps font preuve d’un engagement sans faille, au prix d’un épuisement professionnel alarmant puisque deux infirmières sur trois se déclarent en situation de souffrance professionnelle et que 66 % d’entre elles envisagent de quitter leur emploi.
Les infirmières de l’Education nationale ne sont pas de « sous-infirmières », en sus du diplôme d’Etat, elles passent un concours d’entrée très sélectif pour y exercer et travaillent dans un cadre spécifique, ardu et en pleine responsabilité face aux élèves. Une spécialité infirmière quenous revendiquons.

A l’heure où les enjeux et l’intérêt de la promotion de la santé à l’Ecole, dont l’éducation à la santé et l’accès au soins pour les élèves et les étudiants, sont majeurs, cette carrière dégradée à l’Education nationale est d’autant plus incompréhensible qu’elle crée une explosion des vacances d’emplois dans nombre d’académies.
Ces inégalités doivent être levées et des adaptations statutaires entreprises d’urgence, en commençant par une harmonisation de l’IFSE avec les autres ministères et l’amélioration significative des taux de promotions rendue possible par la « conférence salariale » en cours.

Pour faire cesser ces discriminations, le SNICS-FSU demande l’octroi du Complément de Traitement Indiciaire ainsi que le versement de la prime COVID à toutes les infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur en activité.
Le SNICS-FSU sollicite une audience et vous demande solennellement de reconnaitre enfin la valeur et l’utilité sociale des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

Avec mes respectueux hommages, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.

 

Saphia GUERESCHI, SG du SNICS-FSU

Tableau de revalorisation - Cliquez dessus pour le télécharger !

Intervention FSU–SNICS au Conseil Commun de la Fonction Publique d’État du 07/10/2021

A l’ordre du jour :

Projet de décret modifiant le décret n° 2008-836 du 22 août 2008 fixant l'échelonnement indiciaire des corps et des emplois communs aux administrations de l'État et de ses établissements publics ou afférent à plusieurs corps de fonctionnaires de l'État et de ses établissements publics.

Intervention du SNICS-FSU représenté par Saphia Guereschi, invitée à titre d’expert par la FSU, sur ce texte qui traduit les transpositions d’une partie des mesures du SEGUR de la santé en direction des infirmières de la Fonction publique d’Etat, dont 80% sont infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Le SNICS-FSU est le représentant majoritaire de la profession - près de 2 infirmières sur trois ont voté pour lui, avec un taux de participation à 69% aux dernières élections professionnelles.


Rappelons que ces avancées importantes et légitimes ont été acquises après un long combat syndical, marqué par 4 mobilisations nationales des infirmières de l’Education nationale à l’appel du SNICS-FSU au cours d’une seule année.


Déclaration de Saphia Guereschi pour la FSU :

Nous saluons aujourd’hui ce texte qui répond à certaines revendications salariales portées de longue date par notre fédération (SNICS-FSU), ce décret refond les grilles salariales des infirmières de la Fonction publique d’État avec des revalorisations non négligeables à la clé.
En effet, nous prenons acte


• Que, par la fusion des deux premiers grades, il concrétise l’engagement du Conseil Commun de la Fonction Publique pris en 2012 pour tendre vers l’homothétie de carrière avec la Fonction publique hospitalière, « dans un délai maximal de 10 ans ». Nous ne pouvons que souligner que le délai maximum a été respecté, nous ne nous en félicitons pas car nombre d’infirmières ont été et restent lésées.


• Qu’avec le concours réservé, il y a la volonté de résoudre les problèmes de gestion et de droit engendrés par la persistance de corps de catégories différentes pour des missions identiques, sous réserve des modalités retenues. Nous espérons que ce concours permettra d’intégrer l’ensemble du corps résiduel de catégorie B dans celui de catégorie A. Le SNICS-FSU, au titre de sa représentativité, demande à être associé aux travaux.


• Et, bien entendu, nous prenons acte de la transposition à l’identique des mesures indiciaires du SEGUR sur les grilles salariales de la Fonction publique d’Etat, avec là encore un bémol et pas des moindres. Alors que les pieds et sommets de grilles étaient identiques, il y aura désormais un écart non négligeable. Les grilles de la Fonction publique d’Etat plafonnent à l’indice 886 contre 960 pour la Fonction publique hospitalière… les infirmières de la Fonction publique d’Etat sont-elles de « sous infirmières » ?

Ce texte comporte plusieurs avancées, mais il reste en l’état insuffisant. Les infirmières de la Fonction publique d’Etat continueront d’être victimes d’injustices dans leur traitement et dans leur déroulé de carrière. En effet, de façon significative et répétée, la Fonction publique d’Etat, qui emploie environ 8600 infirmières (dont 8000 à l’Education nationale), a transposé l’évolution des carrières et des grilles salariales avec des mois, voire des années de retard. On note jusqu’à 11 années de retard, soit l’équivalent 4 échelons … Des retards accumulés que ce texte néglige, c’est injuste !

Aujourd’hui encore, les écarts se creusent. Sommets de grilles différenciés et mise en application au 1er janvier 2022 au lieu du au 1er octobre 2021, ce sont trois mois de trop !

Sans compter le non versement du Complément de Traitement Indiciaire de 183€ net mensuel, ouvert au secteur médico-social non hospitalier. Les infirmières de la Fonction publique d’Etat, et notamment celles de l’Education nationale, seules professionnelles de santé restées en première ligne avec des masques grand public pendant la crise, face à une jeunesse en grande souffrance, ont-elles démérité ?
Assurément non, elles ont assumé leur service et participé très activement au maintien de « l’Ecole ouverte », au prix d’un épuisement professionnel alarmant. En avril dernier, deux infirmières sur trois se sont déclarées en souffrance au travail… (enquête du SNICS sur les risques psychosociaux).

Une autre injustice de ce texte est la faiblesse du reclassement.
En 2019, à peine 13 % des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur étaient dans le grade Hors Classe. Ce ratio entre 1er et 2ème grade est à plus de 40% pour la Fonction publique hospitalière. Au moment du passage en catégorie A en 2012, le 2è grade de la Fonction publique hospitalière a été abondé alors que les 2è grades de celle de l’Etat ne se sont remplis qu’à partir des promotions.
Les enjambements et la faiblesse du reclassement proposé par ce texte sont un mauvais signal envoyé à la profession. C’est pourquoi, en réponse à ces injustices, la FSU propose un tableau de reclassement plus « favorable » ainsi que l’ajout d’une mesure transitoire permettant à des infirmières lésées depuis trop longtemps de bénéficier d’un avancement de carrière plus favorable.

Cette carrière dégradée par rapport à leurs homologues de la Fonction publique hospitalière est aussi incompréhensible qu’injuste, puisque les infirmières de la Fonction publique d’Etat détiennent à minima le même diplôme d’état (DE), qu’elles passent par exemple le concours d’entrée exigé pour exercer à l’Éducation nationale et y travaillent dans un cadre spécifique en pleine responsabilité face aux élèves.
Il est temps de reconnaitre la valeur et l’utilité sociale des infirmières de la Fonction publique d’Etat.

Le salaire moyen des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur est autour 1816 €, les plaçant bien en deçà des salaires moyens de la catégorie A se situant autout 2500€ (2495) et avec un régime indemnitaire au niveau de la catégorie B, voire C. On ne peut que constater que leur grille salariale est bien inférieure aux agents de même niveau de recrutement, formation et responsabilités.
A l’heure des belles intentions sur l’égalité professionnelle, les injustices salariales de ce corps fortement féminisé doivent être résorbées.

Pour la FSU, Les infirmières de la Fonction publique d’Etat ne sont pas des « sous-infirmières », ces inégalités doivent être levées et des adaptations statutaires entreprises d’urgence.
Le SNICS/la FSU revendiquent l’ouverture de travaux et de négociations pour aboutir à une revalorisation du traitement indiciaire et indemnitaire des infirmières de l’Éducation nationale au niveau de la catégorie A type.

Amendements

Les amendements du SNICS-FSU proposant une grille de reclassement plus favorable ont reçu un avis défavorable de la Ministre qui souhaite rester sur une similarité de reclassement avec la Fonction publique hospitalière.
Vote: "POUR" : FSU, CGT, Solidaires
mais "abstention": FO,UNSA,CFDT,CFE-CGC.

Le SNICS-FSU a également proposé un amendement permettant d'aboutir, par le biais de mesures transitoires avec un taux de promotion exceptionnel, à une répartition des agent.es dans le corps à 40% comme à la FPH. Cet amendement permettrait de prendre en considération les retards de carrière constatés.
Vote défavorable de l'administration qui "est sensible aux arguments développés par le SNICS-FSU et annonce un travail avec le ministère pour améliorer les taux de pro/pro"
Vote "POUR": FSU,FO,CGT et Solidaires- 
"Abstention" CFE-CGC,CFDT,UNSA

Malgré un vote unanime des organisations syndicales pour avancer l'application de ces textes au 1er octobre 2021 (amendement FSU et CFDT) comme à la FPH, rejet du gouvernement.

Les deux décrets présentés ont été adoptés à une très large majorité
POUR: FSU, UNSA,CGT,CFE-CGC.
Abstention: Solidaires
Contre : FO

Revalorisation salariale & homothétie de carrière !

Les infirmières de l’Éducation nationale obtiennent enfin un traitement indiciaire et une évolution de carrière similaires à leurs homologues de la Fonction publique hospitalière.

Après, un long combat, une kyrielle d’audiences, de courriers et de notes argumentées, il aura fallu 4 mobilisations massives, à l’appel du SNICS-FSU, pour que le gouvernement prenne en considération les injustices salariales subies par les infirmières de l’Éducation nationale.

Grâce à ces mobilisations fortes et justifiées, en particulier celle du 10 juin réussie et médiatisée, l’alerte des infirmières parvient à la Ministre de la Transformation et de la Fonction publique.

Suite à notre courrier d’avril, elle a répondu au SNICS-FSU le 23 juin pour lui annoncer la transposition des mesures du SEGUR de la Santé pour les infirmières de l’Éducation nationale.

Dans le cadre du Grenelle de l’Éducation, du Conseil commun de la Fonction publique puis de son rendez-vous salarial, le SNICS -FSU a poursuivi ses actions et interpellations pour que des travaux ministériels s’engagent sans plus attendre.

A la rentrée, un projet de décret est soumis au dialogue social.

Le SNICS-FSU (seules infirmières présentes pour défendre l'intérêt de la profession) a participé au groupe de travail qui s’est tenu le 17 septembre pour porter des revendications plus ambitieuses telles qu’une application rétroactive et des majorations d'ancienneté pour rattraper les injustices constatées.

Les infirmières peuvent enfin crier victoire !

Conformément aux revendications du SNICS-FSU (cf courrier du 28 avril dernier), ce décret refond les grilles salariales des infirmières de la Fonction publique d’État dans deux directions :

Il transpose à l’identique (et sans conditions) les revalorisations indiciaires du SEGUR aux infirmières de l’Éducation nationale

Il concrétise l’homothétie de carrière avec la Fonction publique hospitalière, respectant un engagement pris en 2012.

Après de multiples mobilisations et actions des infirmières à l’appel du SNICS-FSU, nous avions alors obtenu la catégorie A.

A partir de janvier 2022, la structuration de nos grilles salariales se fera sur 2 grades, les infirmières de l’Éducation nationale bénéficieront enfin d’un déroulé de carrière quasiment identique à celui des infirmières hospitalières.

Pour plus de justice salariale, le SNICS va poursuivre ces actions jusqu'à
• la reconnaissance de notre spécialité (master et grilles indiciaires de spécialité)
• l’obtention d’un salaire moyen au moins identique à celui des autres corps de catégorie A de la Fonction publique État, soit 2800€
• la juste revalorisation de notre régime indemnitaire au niveau des catégorie A
• l’obtention d’un déroulé de carrière à l’ancienneté et, à minima, l’obtention de taux de promotions plus favorables
• l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique pour un retour à un avancement et des mutations transparents et justes avec des commissions administratives paritaires.

D'autres dossiers sont au calendrier cette année : créations d’emplois, formation, mesures sanitaires, organisation des soins et des urgences, logiciel infirmier, décentralisation etc...
Ce sont autant de raisons de peser, dans l’unité, pour défendre notre profession avec force et ténacité.


Le SNICS-FSU appelle toutes les infirmières à soutenir son action et celle du collectif.

MERCI pour votre mobilisation qui a permis cette victoire !

Revalorisation du Segur: le SNICS-FSU interpelle le gouvernement !

Note salaire de la FSU.
Cette note est rédigée dans la perspective du rendez-vous salarial du 6 juillet 2021
Les infirmier.es de l’Education nationale ne peuvent plus se taire et ont été dans l’action à Paris le 10 juin pour faire entendre et aboutir leurs revendications.

A la recherche des annonces perdues

Dans le cadre du grenelle de l’éducation et au regard de la mobilisation de plus de 700 infirmières de l’Éducation Nationale, un groupe de travail a été positionné le 11 juin.

Le Ministre entend reconnaître le rôle central joué par les infirmières et améliorer l’attractivité de notre profession par des revalorisations indemnitaires et des formations.

Les annonces promises la veille à la délégation du SNICS ne sont pas au rendez-vous. Les propositions du Ministre sont inacceptables en l’état.

Grâce au SNICS et à la manifestation, certaines lignes ont bougé, notamment sur la politique de ventilation de l’enveloppe indemnitaire.
Le ministère a acté la nécessité de réduire les disparités engendrées par le RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel). 

Les propositions tendent vers une égalité indemnitaire au sein de notre corps entre groupe 1 et 2 avec une priorité donnée aux infirmières affectées dans un établissement doté d’un internat. Revendications portées par le SNICS depuis la création du RIFSEEP.

Si la politique de ventilation de l’enveloppe est plus juste, le montant global reste insuffisant et inacceptable.
Nous notons la volonté de passer de 10 à 34€ d’augmentation mensuelle de l’IFSE - soit 1 euro par jour en moyenne pour une collègue non logée et 2€ pour celle logée.

En conclusion, les infirmières de l’Éducation Nationale restent les infirmières les moins bien payées de France.


Un « effort » scandaleux et méprisant!
Les infirmières et le SNICS revendiquent à minima 700€ d’IFSE mensuelle à l’instar des autres agents de catégorie A ou encore de nos collègues du ministère de l’agriculture.

Aucune annonce  de revalorisation indiciaire (grille salariale), ni d’avancée sur la fusion des grades pour aboutir à l’homothétie de carrière entre infirmières dans la Fonction publique.

D’autres annonces en 2022…ou aux calendes grecques !

Quant à la formation…
Le SNICS et les infirmières ont été entendues sur la nécessité d’une formation universitaire diplômante de niveau master 2.
Le ministère travaille  avec la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) sur plusieurs scenarii (DU, Diplôme national de master, diplôme d’établissement, IPA , formation puéricultrice).

Au regard de notre spécificité d’exercice qui doit aboutir à la reconnaissance d’une véritable spécialité, le SNICS maintient sa proposition d’un diplôme national de master 2 organisé au sein des INSPE. Nous nous opposons catégoriquement à la proposition de formation « commune et universelle » avec les infirmières puéricultrices qui entérinerait la négation de notre spécialité au service de la réussite scolaire.
Des lignes bougent, des digues tombent mais beaucoup reste à faire…

Pour aboutir à une véritable reconnaissance de notre exercice, une amélioration de nos conditions de travail et des réponses apportées aux élèves, le SNICS-FSU revendique un véritable plan d’urgence :


RECRUTEMENT massif,

REVALORISATION réelle,

RECONNAISSANCE par le biais d’une formation spécifique à notre exercice,

RESPECT des besoins des élèves.

Salaires, cherchez l'erreur !

Lettre du SNICS-FSU au Ministre de l’Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports.

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur au nom du SNICS-FSU, organisation syndicale majoritaire à 58 % chez les infirmier.es de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, de vous alerter sur l’accroissement des injustices salariales pour les infirmier.es de l’Education nationale, jusqu’à présent oublié.es de toutes les mesures de revalorisation indiciaire, ainsi que sur l’indigence des revalorisations indemnitaires proposées au Grenelle de l’éducation.


Si le SNICS-FSU prend note d’une rémunération moins injuste des agent.es de la Fonction publique hospitalière dès octobre 2021, il attend que votre ministère acte, pour les infirmier.es qui exercent sous votre responsabilité, des revalorisations à minima à la hauteur des spécialités infirmières.


Depuis trop longtemps, le SNICS-FSU dénonce des retards de carrière importants entre les deux Fonctions publiques (jusqu’à 11 années de retard), des salaires qui placent les infirmier.es de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur bien en deçà des salaires moyens de la catégorie A et un régime indemnitaire au niveau de la catégorie B, voire C.


Ce ne sont pas les propositions du Grenelle de l’éducation, tout aussi faibles qu’injustes, qui changeront cet état de fait. Reconnaissez, Monsieur le Ministre, qu’à l’heure du gel du point d’indice, une centaine d’euros de revalorisation annuelle du régime indemnitaire (IFSE) frise le ridicule. Vous comprendrez que nous ne pouvons accepter ces propositions indignes.


Le malaise est d’autant plus profond que les justes revalorisations engagées pour les assistant.es de service social entrainent un écart de salaire incompréhensible entre ces deux corps.


Si des augmentations sont annoncées pour la Fonction publique d’Etat en 2022 après négociation, le SNICS-FSU dénonce un retard inacceptable, source d’accroissement des inégalités.


Par ailleurs, nous vous alertons sur le respect des engagements de 2012 du Conseil commun de la Fonction publique concernant l’homothétie de carrière avec la Fonction publique hospitalière. Malgré nos relances et à un an du processus, la Direction générale des ressources humaines « n’en a plus mémoire ». Des travaux doivent être ouverts au plus vite.


L’engagement des infirmier.es de l’Éducation nationale, leur exercice spécifique en pleine responsabilité, leur lutte quotidienne contre les inégalités, leur sens du service public et du service rendu aux élèves et étudiant.es méritent d’être reconnus sans plus attendre à leur juste valeur. Elles et ils n’ont effectivement pas démérité depuis le début de cette crise sanitaire, loin s’en faut.


A l’instar du ministre de la Santé, le ministre de l’Education nationale -qui emploie près de 80% des infirmières de la Fonction publique d’Etat- doit enfin reconnaitre leur valeur et leur utilité sociale. Cela marque une nouvelle étape essentielle pour donner des perspectives d’évolutions de carrière ambitieuses aux infirmiers et c’est garantir que demain, les Français bénéficient de soins de qualité, prodigués par des personnels engagés et pleinement reconnus.


Afin de d’envisager des revalorisations significatives et la transposition des mesures du Ségur de la santé pour notre profession, je sollicite donc une audience et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Infirmier.es de l’Éducation nationale Sortons de la misère

Le Ministre de l’Éducation nationale a annoncé son intention d’ouvrir des discussions avec les organisations syndicales sur le sujet des rémunérations des personnels en lien avec la réforme des retraites.

Le SNICS et la FSU estiment que « la revalorisation salariale revêt un caractère d’urgence dans un contexte marqué par un allongement du calendrier d’application des mesures de carrières de PPCR et par dix années de gel de la valeur du point d’indice. Elle y portera donc ses propositions tout en refusant de lier cette question à la perspective d’une réforme des retraites ».

La réforme des retraites aura effectivement comme conséquence une baisse significative du montant des pensions des infirmier.es de l’Éducation nationale.  Le Président l’a d’ailleurs reconnu :

« Il y a certaines professions qui –si on fait les choses mécaniquement – seraient lésées : infirmières, aides soignantes, enseignants… il n’y aura pas de réforme des retraites tant qu’on n’aura pas bâti une vraie transformation de ces professions. »

Cette réforme accentue et met en exergue une situation déjà trop injuste et inacceptable.  Le SNICS porte depuis longtemps des revendications d’amélioration du traitement indiciaire des infirmier.es de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.

Le projet de réforme des retraites va impacter gravement le niveau de pension des infirmier.es de l’Éducation Nationale : une baisse mensuelle de plus de 400€ est prévisible.

Avec un salaire moyen de 1816 €, soit 1000 € de moins que la moyenne des agent.es de leur catégorie, et un régime indemnitaire parmi le plus bas du ministère de l’Éducation nationale, les mesures annoncées accroîtront encore les inégalités et la précarité pour un corps fortement féminisé.

C’est pourquoi, en plus du dégel du point d’indice et compte tenu des écarts constatés par rapport aux autres corps de catégorie A ainsi que des inégalités de traitement observées au sein d’un corps non fonctionnel, le SNICS revendique d’urgence une revalorisation du traitement indiciaire et indemnitaire des infirmier.es de l’Éducation nationale au niveau de la catégorie A type.

I.TRAITEMENT INDICIAIRE

I.1 UN SALAIRE INFERIEUR A LA MOYENNE EUROPEENNE
En France, le salaire infirmier est inférieur au salaire moyen selon le dernier rapport de l’OCDE.
Un véritable gâchis humain et financier
Malgré des compétences et une expertise reconnues et des conditions de travail très exigeantes, les infirmier.es perçoivent une rémunération inférieure de 5% au salaire moyen des infirmier.es des pays membres de l’Union européenne, ce qui place le pays en 26ème position sur les 29 étudiés.
Le peu de reconnaissance et les conditions de travail difficiles ont comme conséquence une courte durée de carrière : 30% des nouveaux-nouvelles diplômé.es abandonnent après 5 ans d’exercice.
C’est un gâchis en terme de ressources humaines. Le turn-over ainsi engendré nuit non seulement à la qualité du service rendu à l’usager.e, mais c’est également une perte conséquente pour l’ensemble de la collectivité car ce sont des personnes motivées et formées qui, désabusées, se retrouvent dans l’obligation de changer d’orientation professionnelle.
Un « petit A ou A à minima »
Depuis 2009, le diplôme d’Etat infirmier est reconnu au grade de licence, avec comme conséquence un passage des infirmier.es en catégorie A en 2010 à la Fonction publique hospitalière (FPH).
A l’Education nationale, le passage en catégorie A ne s’est opéré qu’en juin 2012 avec un alignement sur les grilles de la FPH mais aussi en prime un allongement de la durée d’avancement.

Malgré 3 années complètes d’études, une catégorie A spécifique a été créée pour les infirmier.es, appelée « petit A » ou encore « A à minima », avec un pied et sommet de grille inférieurs à la catégorie A type.

Ce classement est le reflet  du peu de considération des politiques pour les infirmier.es  bien qu’ils expriment souvent l’inverse.
Le SNICS-FSU exige des revalorisations salariales urgentes pour tous.tes les infirmier.es de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur
I.2 COMPARATIF INFIRMIER.ES FPH ET FPE
I.2.1 Un retard de carrière significatif entre FPE et FPH
De façon significative et répétée, la FPE qui emploie environ 8600 infirmier.esi a transposé l’évolution des carrières et des grilles salariales des infirmier.es qu’elle emploie avec des mois voire des années de retard.
Pour un.e collègue ayant fait toute sa  carrière à l’Éducation Nationale, les retards se sont accumulés au fil des ans et peuvent représenter un retard de carrière de 140 mois, soit un peu plus de 13 ans : l’équivalent de 4 échelons de retard pour une carrière complète à l’Éducation nationale !
 
Saisi par le SNICS et constatant ce retard de carrière, le Conseil Supérieur de la Fonction Publique s’est engagé en 2012 sur la fusion des deux classes du premier grade afin d’atteindre une homothétie de carrière entre la FPE et la FPH.
    • « au terme d’une période fixée à dix ans, l’ensemble des personnels reclassés à la date d’entrée en vigueur du décret n° 2012-762 du 9 mai 2012, dans la classe supérieure du grade d’infirmier, seront promus dans le grade d’infirmier hors classe, la détermination d’un taux d’avancement de grade ainsi que son pilotage fin au cours de la période par chacune des administrations concernées devant permettre d’assurer un flux de promotions suffisant pour atteindre cet objectif. »

Pour atteindre ce but, un taux de promotions exceptionnel a été mis en place avec 236 promotions au deuxième grade par an pour l’éducation nationale. Si cet engagement est tenu, en 2022, la fusion des 2 classes du 1er  grade amènera à une carrière identique dans les 3 versants de la Fonction publique. Les retards de carrière déjà accumulés pour les infirmier.es de l’Éducation nationale ne se rattraperont pas.
Pour le SNICS-FSU, l’homothétie de carrière ne doit plus attendre.
I.2.2 Des inégalités de carrière et d’avancement
Si les infirmier.es de la FPH accèdent après 30 ans au 2ème  grade, il n’en est pas de même à l’Éducation nationale (cf. comparatif grilles indiciaires page 6)

Depuis 2012, suite à l’intervention du SNICS, un nombre de promotions a été défini pour aboutir à la fusion des grades dans un délai maximal de 10 ans : 236 collègues par an sont promu.es au grade d’infirmier.e Hors Classe. Les engagements étant inégalement appliqués dans les académies, le délai des 10 ans sera certainement tenu mais de nombreux-ses collègues auront été lésé.es puisque parti.es en retraite avant d’en avoir bénéficié.

Malgré les engagements liés au  PPCR dont « le principe selon lequel chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades, dans toutes les catégories, sera mis en œuvre et servira à la fixation des taux d’avancement. Ces taux garantiront des déroulements de carrière correspondant à la durée effective de l’activité professionnelle et permettront d’atteindre les indices de traitement les plus élevés. »
À l’Éducation nationale, le passage de grade  souffre de taux de promotions trop bas : les collègues sont bloqué.es trop longtemps au sommet de leur grade. Le temps moyen au dernier échelon était de 6 ans 5 mois en 2012. En 2019, on observe une durée moyenne de 3 ans 3 mois pour passer à la Hors Classe et 2 ans et 5 mois pour la Classe Supérieure.

Actuellement, 86% des infirmier.es du MEN sont dans le premier grade, seul.es 1067 sont au grade HC soit à peine plus de 13%. Ce ratio entre 1er  et 2ème  grade passe à plus de 40% pour la FPH Au moment du passage de la catégorie, le 2è grade de la FPH a été abondé alors que le 2è grade des de l’EN ne s’est rempli qu’à partir des promotions.
I.2.3.Comparatif des grilles indiciaires infirmier.es FPH ET EN
Le pied et le sommet de grille sont identiques dans les trois fonctions publiques.

Le pied de grille de rémunération d’un.e infirmier.e est l’indice 388 IM soit un salaire brut de 1818 euros. Le sommet de la grille se situe à l’indice 617 soit 2892 euros brut.

Il existe cependant une disparité entre FPH et FPE. Dans la FPE, le 1er grade d’infirmier se divise en 2 classes ce qui allonge mécaniquement le temps dans chaque classe et freine l’avancement. On observe un décrochage de grille à partir du 5ème échelon de  la CN du 1er  grade entre la FPH et FPE et, par conséquent, un ralentissement de carrière avec un retard indiciaire qui s’accumule au fil des ans.

Si les indices sont identiques, il n’en va pas de même  pour la durée dans les échelons.

Les infirmier.es de l’Éducation nationale et de la FPE sont à nouveau pénalisé.es. Ce décrochage de grille entraîne, à carrière similaire FPH/FPE, une différence de près de 13 000 euros brut sur l’ensemble de la carrière. Ce différentiel peut encore augmenter avec le palier du 8è échelon de la CN et du 7 échelon de la CS.
En 2022,  pour les infirmier.es de la FPE, une fusion des 2 classes du 1er grade d’infirmier.e devrait s’opérer. Elle permettra l’homothétie de carrière pour les infirmier.es des trois versants de la FP.

Cependant, le retard pris, à la fois par les 18 mois de différé du passage à la catégorie A et par ces « 3 » classes, ne se rattrapera jamais.
Les infirmier.es de la FPE accuseront toujours un retard de carrière par rapport à leurs collègues hospitalier.es.

Pour le SNICS-FSU, ces retards que rien ne justifie doivent être levés. Des adaptations statutaires doivent être entreprises d’urgence. Les infirmier.es de la FPE ne sont pas des « sous-infirmier.es ».