FAQ

La contre-réforme des retraite a été suspendue au moment de la crise sanitaire.

Retrouvez ci-dessous l'analyse du SNICS-FSU sur ce projet délétère ainsi que les différents éléments de ce combat syndical pour toute la profession.

Amplifier la mobilisation et la grève pour gagner !

Les mobilisations ne faiblissent pas et de très nombreuses actions ont eu lieu pendant toute la période de fin d’année : déploiements, concerts, réveillons revendicatifs, distribution de jouets et actions de solidarité, manifestations et rassemblements... il n’y a pas eu de trêve.

Les cheminot.e.s, les agent.e.s de la RATP, comme les personnels de l’Opéra de Paris et toutes celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre, sont plus que jamais déterminé.e.s et décident chaque jour, la reconduction de la grève.

La population, malgré les pressions gouvernementales et médiatiques, soutient très majoritairement le mouvement social. Elle manifeste son soutien en versant massivement aux caisses de solidarité ou en participant aux initiatives initiées par les organisations syndicales et les grévistes.

Face à ce mouvement inédit, le gouvernement joue l’enlisement, certains de ses ministres stigmatisant les secteurs qui refusent de négocier des régressions sociales.

Lors de ses vœux, le Président de la République, a confirmé qu’il n’entend rien, se contentant de répéter les mêmes affirmations qui n’ont convaincu personne depuis deux ans.

L’intersyndicale réclame le retrait du projet de réforme pour ouvrir des négociations constructives afin d’améliorer le régime actuel pour tous les secteurs professionnels et toutes les générations.

Face à un tel mépris du Président et du gouvernement, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL appellent à construire les conditions d’une grève interprofessionnelle d’ampleur, dès le 9 janvier, avec des manifestations partout sur le territoire.

Tout comme 61% des français, le SNICS-FSU est opposé au projet de réforme des retraites.

Le SNICS -FSU poursuit son engagement et vous invite à poursuivre et amplifier la mobilisation :

Grève intersyndicale le jeudi 09 janvier et grande mobilisation le samedi 11 janvier.

UNI.ES & DANS LA RUE LE 17 DÉCEMBRE

LETTRE AU PREMIER MINISTRE - DÉCEMBRE 2019

Monsieur le Premier Ministre,

 

J’ai l’honneur, au nom de mon organisation syndicale le SNICS-FSU, majoritaire à 58% chez les infirmier.es de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, d’attirer votre attention sur la situation difficile de notre corps face au projet de réforme des retraites.
Le SNICS-FSU a été très attentif à la déclaration du Président de la République «  il y a certaines professions qui –si on fait les choses mécaniquement – seraient lésées : infirmières, aides soignantes, enseignants… il n’y aura pas de réforme des retraites tant qu’on n’aura pas bâti une vraie transformation de ces professions. »
Cette réforme accentue et met en exergue une situation déjà trop injuste.

Comme vous le savez, l’universitarisation de la filière infirmière, actée en 2009, s’est traduite par la création d’une grille A spécifique à la filière infirmière dans la Fonction publique d’état. Une grille communément appelée « petit A » qui n’est ni à la hauteur du niveau de formation des infirmier.es, ni de leur niveau de responsabilité. Les contraintes et les exigences liées à l’exercice de leurs missions sont fortes.
Les infirmier.es de l’Education nationale ont une carrière dégradée par rapport à leurs homologues de la Fonction publique Hospitalière. Avec un salaire moyen de 1816 €, les infirmier.es de l’éducation nationale perçoivent en moyenne 1000 € de moins que les agent.es de leur catégorie. Malgré  une fonction et des sujétions très exigeantes, leur régime indemnitaire est parmi les plus bas du ministère de l’Education nationale.

Les infirmier.es de l’Education nationale seront effectivement parmi les catégories professionnelles les plus touchées puisque la baisse prévisible mensuelle de leur niveau de pension pourra dépasser les 400 € par mois.

De surcroit, la pénibilité de notre profession est niée alors que la souffrance au travail et le malaise persistant des soignant.es est criant. La pénibilité du travail infirmier est de plusieurs natures : physique, psychologique et morale. Les infirmier.es décèdent en moyenne à 78 ans et 8 mois alors que l’espérance de vie des Françaises est de 85 ans. Autre indicateur éloquent, 20 % des infirmier.es arrivant à la retraite sont affecté.es d’une invalidité.
Si rien n’est fait pour les compenser ces injustices, les mesures annoncées accroîtront encore les inégalités et la précarité pour notre corps fortement féminisé (96%), marqué par des temps partiels fréquents, des carrières hachées et incomplètes.
Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir recevoir une délégation de notre syndicat afin d’échanger sur les mesures d’amélioration qui pourraient être envisagées pour notre profession.

Recevez , Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma très respectueuse considération.

Suite aux annonces du Premier Ministre ce 11 décembre
Aucune perspective d’amélioration n’est offerte.  Il marque sa volonté de s’engager dans un bras de fer et  accélère même le calendrier : maintien de la réforme par points et de l’âge pivot à 64 ans, confirmation de l’arrêt de prise en compte des 6 derniers mois pour le calcul des pensions des fonctionnaires, pas de mesures en faveur de l’égalité femmes/hommes….

Le projet de loi sera présenté au Conseil des Ministres le 22 janvier et examiné au parlement à partir de février.

Ce gouvernement a réussi à fâcher tout le monde !

La FSU et le SNICS s’engagent donc, en interprofessionnel pour intensifier la mobilisation et à faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation massive de grève et de manifestations.


Cette date sera également une journée de mobilisation pour les infirmier.es de la Fonction publique hospitalière qui seront aussi dans la rue. "Tous mobilisés pour le système de santé"
Le gouvernement s’obstine : amplifions la mobilisation !
Le gouvernement s’obstine : amplifions la mobilisation !

Les agent-es de la fonction publique, tout comme les salarié-es du privé, se sont à nouveau largement mobilisé-es lors de la journée unitaire du 10 décembre.

D’ores et déjà, nos organisations CGT, FA, FO, FSU et Solidaires réaffirment leur soutien à toutes et tous les agent-es qui, dans de nombreux secteurs, ont décidé de reconduire la grève.

Elles dénoncent la minoration systématique effectuée par le gouvernement des taux de grévistes particulièrement visible notamment dans la Fonction Publique Territoriale.

Les annonces faites par le Premier Ministre lors de son allocution au CESE ne répondent en rien à la légitime et majoritaire hostilité au projet de loi Retraites largement exprimée par les actions, la grève et les manifestations. C’est pourquoi, nos organisations y restent totalement opposées.

Nous dénonçons la volonté de division du pouvoir pour affaiblir le mouvement alors même que ce projet va accentuer les inégalités et détruire les solidarités.

Nous refusons la double peine pour les femmes dans la fonction publique qui découlerait de la mise en place de ce projet malgré les déclarations d’intention du gouvernement sur l’égalité femmes / hommes.

Profondément attachées à la solidarité, nous refusons la division entre générations et catégories professionnelles et de laisser nos jeunes collègues subir cette réforme.
Nous n’accepterons jamais de sacrifier nos enfants et petits-enfants. Pour nous, la retraite à 64 ans, c’est non.
Plus que jamais, nous continuons à revendiquer :

▪ Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes existants, notamment le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, ce qui passe par le retrait du projet gouvernemental
▪ Le maintien de la catégorie active pour tenir compte des spécificités dans les trois versants de la fonction publique et une meilleure prise en compte de toutes les formes de pénibilité
▪ Des augmentations générales de salaire avec, en particulier, une revalorisation immédiate du point d’indice et l’attribution de points d’indice supplémentaire de manière uniforme.
▪ Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, et un plan de titularisation des contractuels.
▪ La défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation.
▪ Le renforcement du Statut Général, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique. Le Président et le gouvernement doivent nous entendre et vite, car nous ne céderons pas !

S’agissant des revalorisations de carrière annoncées – qui oublient de nombreuses catégories professionnelles, comment accorder le moindre crédit à des interlocuteurs qui refusent systématiquement et depuis des années la moindre augmentation de la valeur du point, d’un coût pourtant nettement inférieur ?

Nos organisations syndicales soutiennent et partagent l’appel interprofessionnel du 10 décembre « à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salariés le décident. Elles appellent à organiser des actions de grève et de manifestation localement le 12 décembre, puis le week-end, et de faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations. »

Infirmier.es ne soyons pas les grand.es oublié.es

Jeudi 05 décembre, mobilisation historique des infirmier.es de l'Èducation nationale contre le projet de réforme des retraites.

Avec un salaire moyen de 1816€, soit 1000€ de moins que le salaire des corps de notre catégorie, si cette réforme venait à passer, nos pensions seraient amputées de 230€ à 440€*. C'est inacceptable!


Malgré de beaux discours sur l'égalité professionnelle et sur la reconnaissance de notre profession, nos salaires resteront de misère et nos retraites de disette!

Les infirmier.es attendent une revalorisation de leurs salaires et de leurs pensions, mais rien n'est mis sur la table.

Le SNICS-FSU interpelle le Premier Ministre ainsi que le ministre de l'Éducation nationale et celui de l'Action et des comptes publics.

Une reconduction du mouvement interprofessionnel rassemblant le public et le privé, avec un temps fort le 10 décembre, a été décidée.
Pour le SNICS-FSU cette réforme se doit d' engendrer des droits et non être une régression, le SNICS-FSU appelle les infirmier.es de l'Education nationale à participer massivement aux mobilisations.
* Caculs effectués sur la base d'une carrière complète et linéaire à l’Education nationale; sans coupures, ni temps partiel...
LE SNICS FSU APPELLE TOUS LES INFIRMIER .ES DE L’EDUCATION NATIONALE A MANIFESTER LEUR OPPOSITION A CE PROJET DE REFORME INJUSTE, INADAPTE ET INEGALITAIRE !

 

Parce que ce projet va inciter les infirmier.es à travailler jusqu’à 64 ans au moins en maintenant l’âge légal de départ à 62 ans.

Parce que les infirmier.es de l’Education nationale perçoivent 800 euros de moins que les autres fonctionnaires de leur catégorie.

Parce que les fonctionnaires sont moins bien payés que les salariés du privé.

Parce que les femmes sont les grandes perdantes : carrières incomplètes, temps partiel, non reconnaissance de l’aide familiale…

Parce que les femmes sont payées 17% de moins que les hommes.

Parce que les femmes ont une retraite inférieure de 40% à celle des hommes.

Parce que le système à points fera baisser les pensions.

Parce qu’il est inadmissible de limiter le montant des pensions et des retraites à 14% du PIB alors que le nombre de retraité.es augmente

Parce que la valeur du point variera en fonction des conditions économiques et politiques.

Parce que nous sommes pour une solidarité intergénérationnelle et pour une redistribution des richesses.

 

 Pour toutes ces raisons, il faut être dans la rue avec les jeunes,
les salariée.es du public et du privé,  les retraité.es, les chômeurs et chômeuses, le jeudi 5 décembre 2019 !
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