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COVID-19 - LES INFIRMIER.ES DE L'ÉDUCATION NATIONALE DANS L'ACTION.

Témoignages des Infirmier.es du Val-de-Marne - 94


Je me suis mobilisée pour travailler en EHPAD. Les journées sont particulièrement éprouvantes, je travaille pendant 12h (plus souvent 13h) avec 2 infirmières vacataires. Il ne reste qu’une infirmière de l’EHPAD en service sur 5 ! Tous les jours, nous devons réorganiser le travail des aides-soignantes par manque d’effectif. Dans le secteur COVID, il y a déjà 5 cas confirmés, beaucoup de suspicions et malheureusement peu de matériel...
J’essaie de passer du temps avec tous les résidents pour les distraire. Dans un premier temps, je distribue les médicaments, prends les constantes, réalise des prélèvements sanguins. Il faut rassurer, aider, répéter, ne pas faire d’erreur.

Puis, le tour des perfusions, aérosols, température, saturation... une résidente s’aggrave il faut l’isoler. C'est probablement le coronavirus, mais on ne peut plus la tester, on a dépassé le quota... Elle a peur, je la rassure, je chante sa chanson préférée, elle me suit avec le doigt tel un maestro... Une autre patiente est angoissée.

Une autre pleure, elle s’ennuie sans visite de ses proches ; d'habitude sa famille vient la voir tous les jours. Pour briser cette solitude, je prends mon téléphone et appelle sa famille par Skype.  Elle pleure de voir son dernier arrière-petit enfant qui n’a que 4 mois...

Les soins aux résidents du secteur COVID sont fréquents : perfusions, aérosol, vérification du débit d’oxygène, antibiothérapie…

Après les transmissions, je quitte l’EHPAD à 20h30 après 3 jours sans discontinuer. Je trouve du réconfort et de l’entraide auprès de mes collègues de l’Éducation nationale.

Bref, je suis infirmière et fière de l’être !
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