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COVID-19 - LES INFIRMIER.ES DE L'ÉDUCATION NATIONALE DANS L'ACTION.

Témoignages des Infirmier.es des Yvelines - 78


Une riche expérience en maison de retraite !

Inscrite sur la réserve sanitaire dès le début du confinement, j’attendais comme beaucoup de mes collègues une mission. Celle-ci ne venant pas rapidement, j’ai contacté une maison de retraite dans laquelle j’avais travaillé il y a 7 ans, lors d’une disponibilité de l’Éducation Nationale.  J’ai travaillé, dès le lendemain de mon appel, les besoins étaient immenses !

J’ai été accueillie par l’infirmière cadre et l’infirmière du service avec beaucoup de bienveillance et gentillesse. J’ai tout de suite travaillé, en binôme avec l’infirmière titulaire de l’unité fermée Alzheimer.

La surcharge de travail, liée au Covid était importante : prise de température, pouls et saturation en O2, matin et soir ; pose de perfusion de G5 % en sous cutanée pour des personnes en  fin de vie ou déshydratées ; aérosols ; mise en place de l’oxygène,…en ajoutant prise de température matin et soir pour tous les membres du personnel.

Rapidement, les réflexes des gestes techniques reviennent. Il s’agit aussi, de distribuer les médicaments après avoir vérifié la prescription, les avoir écrasés et mis dans la compote.

Toutes les personnes âgées étaient confinées dans leurs chambres, ce qui donnait un surplus de travail à tous, les auxiliaires de vie, les aides-soignantes, le serveur…

Ce fût aussi l’occasion de rencontres avec des collègues infirmières, qui avaient travaillé dans des centres COVID. J'ai pu ainsi mesurer le traumatisme de certaines collègues face à ces drames.

Les soins infirmiers étaient aussi liés au relationnel : Il s’agissait de rassurer les résidents, leur assurer les soins de nursing, les aider à comprendre ce contexte de soins où nous étions tous «  masquées », en «  pyjama bleu » avec une charlotte sur la tête.

Il fallait aussi répondre aux familles qui souhaitaient avoir des nouvelles. J’ai dû aussi appeler un fils pour lui indiquer que sa maman avait fait une chute. Les « précautions » d’un discours rassurant étaient les mêmes que lorsqu’on appelle, depuis notre infirmerie, un parent pour l’informer d’un problème de santé de son enfant.

Ce fût aussi un temps de rencontres avec les partenaires de soins, les médecins, les psychologues, etc…Chacun dans sa compétence était mobilisé pour traverser cette période de confinement et d'isolement.

Dans cette maison de retraite, plusieurs collègues Éducation Nationale ont « prêté main forte » à diverses unités sur une période d’un mois complet. Notre venue a été appréciée et nous avons été remerciées pour notre soutien et notre engagement.

L.R.
Je suis actuellement infirmière en lycée polyvalent.

Après la fermeture des établissements scolaires, j’allais régulièrement au lycée pour joindre les familles des élèves ayant un besoin particulier (PAI ou inquiétudes quant aux examens notamment).

Après une inscription à la réserve sanitaire puis à la plateforme de l’ARS et devant l’absence de réponse, j’ai spontanément proposé ma candidature à un poste d’accueil du Centre COVID-19, accompagnée de mon mari, lui-même infirmier anesthésiste en clinique.

J’ai donc commencé à y travailler le mercredi 1er avril.

Mon arrivée a été très appréciée par l’équipe composée de médecins généralistes et d’infirmières libérales du secteur ; d’autant plus qu’il n’y avait pas de budget prévu pour l’accueil et que je proposais mes services bénévolement.

Je me plais énormément à ce poste qui est primordial dans un tel centre. Notre rôle habituel d’écoute, de conseils, de prévention, de soins correspond tout à fait à ce que je fais ici, au quotidien. Nous rassurons, éduquons et effectuons un 1er « tri » en fonction de l’urgence, des signes de gravité et procédons à la surveillance des patients nécessitant un transfert vers une structure hospitalière.

Nous nous sentons totalement protégés avec l’équipement que nous portons (tenues de bloc, sur blouses, masques chirurgicaux, visières, sur chaussures, charlottes). Notre statut d’infirmière est réellement un « plus » dans ce type de centre en lien avec les cabinets de ville et les Hôpitaux.

L’activité a sensiblement diminué ces 2 dernières semaines. Nous sommes passés d’environ 30 consultations par jour à une quinzaine. Les médecins craignent néanmoins un nouveau pic à partir du 20 mai avec l’annonce du déconfinement.

M.V.
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