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EDUCATION/SOCIAL

Communiqué de presse

 

Paris, le 11 octobre 2011

Rapport de la cour des comptes sur la « médecine scolaire »:

Une attaque incompréhensible contre les orientations de la Santé à l’Ecole !

 

 

 

 

En réduisant la Santé à l’Ecole à  des questions exclusivement médicales, la Cour des comptes remet en cause la mobilisation des équipes éducatives et pédagogiques  pour répondre aux besoins exprimés par les élèves dans le cadre de la réussite scolaire.

 

Elle remet en cause notamment la place des infirmières de l’Education nationale dans cette conception de la santé qui a pourtant évolué avec les besoins des élèves au cours des dernières décennies.  Le SNICS-FSU rappelle  que les infirmières de l’Education nationale qui font partie intégrante de l’équipe éducative des établissements,  ont suivi l’évolution des besoins, les conduisant à accueillir un nombre croissant d’élèves. (près de 11 millions en 2003, plus de 14 millions aujourd’hui).

 

Or, pour défendre une conception strictement médicale, ce rapport n’arrive pas à se détacher du modèle du binôme historiquement daté  « médecin- infirmière », ignorant au passage que la profession d’infirmière a acquis son autonomie depuis 1978 ! Ce rapport préconise l’abandon du rôle propre de l’infirmière et de son lien privilégié de confidentialité et de proximité avec les élèves en demandant  purement et simplement le redéploiement des moyens infirmiers du second degré vers le premier degré et leur pilotage par une autorité médicale  au côté des autorités institutionnelles! Rappelons tout de même qu’il ya 7700 infirmières pour 8000 lycées et collèges et 55000 écoles.

 

 La spécificité de la profession infirmière à l’Education nationale repose pourtant sur sa capacité à répondre au quotidien aux demandes des élèves et des équipes éducatives dans les établissements scolaires. Elle permet notamment la prise en charge des questions de mal être qui compromettent souvent la scolarité et qui sont la 2ème cause de mortalité chez les adolescents (conduites à risque, conduites addictives, le suicide….) mais également les questions relatives à l’éducation à la sexualité, la contraception ( en pleine évolution réglementaire). Elle est, par conséquent,  indissociable des questions éducatives et pédagogiques et donne tout son sens, pour les infirmières, à la hiérarchie des chefs d’établissement.

 

 

  Pour tenter de justifier cette rupture, ce rapport dénonce l’absence de priorités aux missions des infirmières et des médecins. Les rédacteurs de ce rapport n’ont donc  pas lu  les textes des missions définies dans les circulaires 2001-012-013-014 du 12 janvier  2001, ni la fiche de poste spécifique des infirmières, ni la réaffirmation de cette priorité dans le tout récent répertoire des métiers de l’Education nationale : en effet, ces trois textes rappellent que la mission prioritaire de l'infirmier(ère) consiste à :  « accueillir tout élève qui le(la) sollicite pour quelque motif que ce soit, y compris d'ordre relationnel ou psychologique, dès lors qu'il y a une incidence sur sa santé ou sa scolarité. »

 

 Le rapport de la Cour des comptes reconnaît toutefois qu’il avance dans le brouillard puisqu’il affirme que : « les données statistiques disponibles pour juger des résultats de la médecine scolaire sont lacunaires et peu fiables.. » oubliant au passage le recueil annuel des statistiques du « cahier de l’infirmière » que l’infirmière est tenue de remplir chaque jour.

 

Le SNICS-FSU, organisation syndicale qui représente près de 64% aux élections professionnelles chez les infirmières de l’Education nationale, dénonce une appréciation partisane et étriquée de la Santé à l’Ecole qui repose sur une médicalisation des politiques scolaires, oubliant l’objectif central d’une Santé à l’Ecole au service des élèves et de leur réussite scolaire.

 

 

Contact : Béatrice Gaultier 06 87 95 82 70