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Courrier SNICS 15 octobre 2012 Version imprimable Suggérer par mail

Paris le 15 octobre 2012

 

                                                                                             

Cher(e)s collègues,

 

 

Aujourd’hui, le gouvernement a décidé d’engager, au pas de charge, les négociations sur la loi d’orientation de l’Ecole. L’issue de ces négociations conditionnera le sort réservé à la santé des élèves et le devenir des infirmières de l’Education nationale. Le calendrier annoncé prévoit de clore ces négociations pour la fin novembre 2012 !

 

Au-delà des divergences que nous pouvons avoir entre nous sur la priorité des missions dont nous avons la responsabilité, nous sommes tous et toutes attachés à ce qu’elles continuent de répondre aux besoins des élèves. Cela suppose que notre profession relève toujours du ministère de l’ Education nationale. Or, aujourd’hui, nous nous heurtons à un projet qui  remet en cause notre existence même  à l’Education nationale.

 

En effet, le projet qui nous a été martelé depuis le 23 juillet  à l’occasion de la concertation sur l’Ecole, préconise de balayer la spécificité de notre profession auprès des élèves en imposant une vision globale de santé publique à partir de laquelle seraient définies de nouvelles missions. Malgré nos propositions, ce projet n’a pas bougé. Il s’agit notamment de faire disparaître subrepticement la notion d’élève au profit de « l’enfant et l’adolescent » avec des conséquences directes sur l’organisation des personnels:

 

-          Il s’agit « d’intégrer la politique de santé des élèves dans une politique globale de santé des enfants et adolescents » (SNMSU UNSA Education)

-          Il s’agit de prévoir « Une organisation matricielle permettant de regrouper des métiers en coordonnant leurs travaux pour la réalisation d’un projet précis adaptable suivant les territoires » (SNMSU UNSA Education)

-          « Il s’agit « d’améliorer les conditions de pilotage régional de la politique de santé en faveur des enfants et des adolescents par les agences régionales de santé » (Rapport de l’assemblée nationale sur la médecine scolaire)

-          Il s’agit de prévoir « une nouvelle organisation sous forme de cellule interministérielle pour définir le contrat cadre et un comité de pilotage national » (ASCOMED).

Plus grave encore, ce projet d’externalisation de la santé à l’Ecole est encouragé par les déclarations des recteurs à la dernière conférence des recteurs qui s’est tenue ces jours derniers. A la question posée par le cabinet du ministre de l’Education nationale, sur les « services » de l’Education nationale que les recteurs souhaiteraient voire externalisés, les recteurs ont répondu sans hésiter :« les services médico-sociaux ». Marc-Pierre Mancel, conseiller santé, nous a précisé que les personnels infirmiers étaient inclus dans ces « services ».

 

Les conséquences pour les infirmières de l’Education nationale sont donc redoutables. Outre le fait que la réponse des infirmières aux besoins des élèves disparaît au quotidien, c’est notre place dans la structuration de l’Ecole qui est remise en cause (hiérarchie, temps de travail, droits à mutation, évaluation, avancement…..) au profit d’un pilotage médical dans une organisation « matricielle » interministérielle. En effet, si la notion d’élèves disparaît, le temps de travail  sera réorganisé en conséquence, non plus sur les 36 semaines liées à la présence des élèves, mais sur 47 semaines. Il faut se souvenir, en outre, que nous avions obtenu le forfait de 10% sur la base des missions devant élèves sur le temps scolaire.

De plus, TOU(TE)S les infirmier(e)s de l’Education nationale seraient intégré(e)s dans une structuration déjà existante en interministériel et deviendraient des opérateurs de santé chargé(e)s de fournir des indicateurs de santé des enfants et des adolescents pour mettre en valeur le travail d’une hiérarchie médicale. C’est une régression insupportable pour la profession infirmière que le SNICS ne peut accepter !

 

Ce projet est en parfaite cohérence avec la réflexion qui est conduite au ministère de la santé qui prépare pour les prochains mois un grand plan de santé publique en direction des enfants et des adolescents. Enfin, il est aussi cohérent avec la réflexion conduite en ce moment  au ministère de la fonction publique sur la fusion des corps.

 

Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est bien toute notre histoire à l’Education nationale, qui est sur le point d’être balayée à l’occasion de la nouvelle loi d’orientation sur l’Ecole.

 

C’est pourquoi, le conseil national du SNICS, réuni les 9, 10 et 11 octobre, a décidé de redonner la parole aux infirmières de l’Education nationale en organisant une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle à Paris le jeudi 22 novembre. Aussi, nous nous adressons à chacun(e) d’entre vous, professionnel de santé de l’Education nationale  pour vous demander de vous joindre à nous afin de faire entendre la parole des infirmier(e)s, parole bâillonnée au cours de cette « concertation » sur l’Ecole.

 

Nous comptons sur vous pour défendre ensemble notre belle profession et son maintien dans l’Education nationale, au service des élèves et de leur réussite scolaire.

 

Bien cordialement,

 

 

Le conseil national du SNICS :

 

-          Allemand Christian, Secrétaire général adjoint

-          Audigeos Sylvie, Secrétaire Académique de Guyane

-          Audoynaud Mireille, Secrétaire Académique de Nice

-          Belarbi Yamina, Secrétaire Académique de Créteil

-          Bouquet Pénélope, Secrétaire Académique de Corse

-          Bouyer Catherine, Secrétaire Académique de Strasbourg

-          Braive Patricia, Secrétaire Académique de Versailles

-          Cariat Sandie, Secrétaire Académique de Montpellier

-          Cavalier Claudine, Secrétaire Académique de Martinique

-          Chantoiseau Chantal, Secrétaire Académique de Paris

Dorckel Fabienne,  Secrétaire Académique de Poitiers

-          Dufour Annie, Membre du Bureau National

-          Duty Catherine, Secrétaire Académique de Besançon

-          François Patricia, Membre du Bureau National

-          Gaultier Béatrice, Secrétaire Générale

-          Gracia Marie-Hélène, Membre du Bureau National

-          Gressier Valérie, Secrétaire Académique de Lillel

-          Guennec Cecile, Secrétaire Académique de Rennes

-          Herpin Etienne, Secrétaire Académique d’Aix-Marseille

-          Ladier Sylvie, Secrétaire Académique de Dijon

-          Lamoine Jean, Membre du Bureau National

-          Lecoq Beatrice, Secrétaire Académique de la Réunion

-          Lecourt Maryse, Membre du Bureau National

-          Lemair Martine, Secrétaire Académique de Rouen

-          Lemiale Marie, Secrétaire Académique d’Orléans-Tours

-          Magne Sylvie, Secrétaire Académique de Nantes

-          Marol André, Membre du Bureau National

-          Masson Martine, Membre du Bureau National

-          Meynet Marilyn, Secrétaire Académique de Grenoble

-          Miramon Agnés, Secrétaire Académique de Clermont-Ferrand

-          Pomponne Patricia, Secrétaire Académique de le Guadeloupe

-          Rambaud Josiane, Secrétaire Académique de Lyon

-          Rameau Marie-Josée, Secrétaire Académique de Bordeaux

-          Roger Jean-Claude, Membre du Bureau National

-          Rumebe Viviane, Secrétaire Académique de Toulouse

-          Sanz Catherine, Membre du Bureau National

-          Streiff Brigitte, Secrétaire Académique de Nancy-Metz

-          Tesseyre Laurence, Secrétaire Académique de Limoges

-          Thumy Martine, Secrétaire Académique de Reims

-          Tonon Anne-Marie, Membre du Bureau National

-          Vaireaux Valerie, Secrétaire Académique d’Amiens