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Paris le 4 janvier 2012
Education/social
Communiqué de presse
Les infirmières de l’Education nationale n’ont jamais cru au père
Noël !
Après l’examen du scénario présenté par le
ministère de la fonction publique le 12 décembre lors de l’ouverture des
négociations sur la transposition de la catégorie A, le SNICS, fidèle à ses
orientations, a décidé, comme en 2003, de consulter la profession sur la
conduite à tenir en matière de négociations de carrière et de salaires car
c’est à elle de trancher sur son avenir.
Les propositions du ministre de la Fonction
Publique auraient pour conséquence d’évincer le plus grand nombre des
infirmières de l’Education nationale d’une véritable revalorisation en
catégorie A.
Ces propositions ne correspondent pas aux
attentes de la profession qui sont venues déjà 4 fois à Paris pour exiger la
catégorie A type pour tou(te)s ! Les différences avec la grille FPH
conduisent déjà à des écarts très importants de rémunération. Pour exemple 389 euros d’écart entre les infirmières de
classe normale de la FPE et de la FPH. Autre exemple le nouveau 2ème
grade de la FPE correspondrait au haut du premier grade de la FPH, soit une
différence de rémunération de 224 euros ! A cela s’ajoute bien sûr des
conséquences à terme sur le niveau des pensions, sans parler du départ à 60 ans
et 65 ans pour la FPH et à 62 et 67 ans pour la FPE.
Bien sûr un alignement sur l’hospitalière
pourrait être considéré comme une étape acceptable même si nous continuons à
penser que ces propositions ne sont pas à la hauteur des missions qui incombent
à notre profession au sein du système éducatif. Quoique qu’il en soit, au
moment où les infirmières voient leur responsabilité se renforcer et notamment
dans le domaine de la contraception orale, il serait incompréhensible de se
voir imposer un reclassement en deçà de la reconnaissance de la formation
initiale!
C’est pourquoi, à ce stade des discussions,
il est important que les infirmières participent pleinement à la consultation
organisée par le SNICS. Son avis sera porté au cœur des négociations.
Enfin ces négociations ne peuvent se dérouler
sans un nouveau rendez-vous des infirmières dans une grande manifestation
nationale. C’est pourquoi le SNICS appelle
les infirmières de l’Education nationale à venir nombreuses se rassembler
à Paris le 10 janvier 2012, car une chose est sûre, sans cette dernière
démonstration de force, nous n’arriverons pas à faire bouger ce scénario qui
enlève toute perspective de carrière au plus grand nombre.
Pour le SNICS, il ne s’agit pas de lâcher la
revalorisation de toutes les infirmières au profit d’une
poignée !.....Alors tous et toutes à Paris le 10 janvier !
Contact :
Béatrice Gaultier 06 87 95 82 70
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