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CP SNICS suite à l'annonce ministérielle de l'inscription Santé à l'École

dans le cadre politique de Santé Publique.

Communiqué de presse SNICS-FSU


Blanquer-Buzyn, ou  Bonnie and Clyde font main basse sur la santé des élèves ! 

 


Le président de la République, qui se veut révolutionnaire, accompagné de ce couple infernal, vient de ressusciter un service de santé scolaire mis en extinction par la représentation nationale en 1982, car reconnu « obsolète, inefficace et inadapté à l’Ecole et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes ».

Alors que depuis des décennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de renforcer la dimension Éducative de la Politique de Santé à l’École, M. Blanquer et Mme Buzyn viennent de la réduire à l’image des affiches jaunies du début du 19ème siècle.

Nous connaissons l’attachement viscéral de certains à une vision hygiéniste, archaïque et corporatiste de la Santé à l’Ecole. Céder serait une erreur dans laquelle les infirmières de l’éducation nationale refuseront de s’inscrire.

NON ! A une politique de prévention hygiéniste.

OUI ! Nous continuerons de répondre, en priorité, aux demandes exprimés des élèves. Nous ne les laisserons pas tomber !


Contact presse :

    S. Guereschi 06 87 89 13 34

    C. Allemand 06 87 95 84 32

 

CLIQUEZ ICI POUR LE CP SNICS NON à la politique de prévention hygiéniste 

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Le SNICS-FSU est le Syndicat National des Infirmières Conseillères de Santé, il représente plus de 64% des Infirmières de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur.


 

 


 

Suite au rapport de l'académie de médecine le SNICS écrit à son président

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Le SNICS reçu en audience au cabinet du ministre de l'éducation nationale

 

 

 

Compte rendu Audience au Ministère de l’Education Nationale.


Suite à notre demande d’audience, nous avons été reçus le 15 novembre dernier.

Pour le cabinet du Ministre de l’Education Nationale (MEN) étaient présents :

M. Ledroit -conseiller territoires et politiques interministérielles- ;

Mme Pétreault - Sous-directrice de la DGESCO en charge de la vie scolaire, des établissements et des actions socio-éducatives accompagnée par le responsable du dossiers SAGESSE, MEDSI et de son évolution ;

Mme Bourhis - conseillère sociale, partenariats et vie scolaire, excusée en dernière minute.

Etaient présents pour le SNICS : Christian Allemand et Saphia Guereschi.

Cette audience avait été sollicitée après la rentrée scolaire, et la mise en place du nouveau cabinet.

Nous avons attendu que ce cabinet soit « aux affaires », nous permettant ainsi d’être dans le concret. Nous avons, en préambule, évoqué les difficultés rencontrées par nos collègues : à savoir, le non-respect des textes de 2015 encadrant la politique éducative de Santé du MEN.

Le fait que nous étions quelques heures auparavant auditionnés par le conseil économique social et environnement (CESE) sur « l’amélioration de la santé des enfants » nous a permis de rentrer directement dans le vif du sujet, à savoir le défaut de gouvernance dans les académies.

Faute d’indicateurs et d’évaluations, notre ministère est mis en difficulté pour défendre objectivement et efficacement sa politique éducative de santé.

Depuis des années mais particulièrement depuis cette rentrée, les médecins n’ont eu de cesse de revendiquer un « véritable service de santé scolaire » rattaché au ministère de la santé.

Ces mêmes médecins n’ont d’ailleurs pas hésité à utiliser tous les moyens possibles : travaux interministériels, recommandations Conseil National du SIDA, rapport académie de médecine, auto saisine du CESE, colloque à l’assemblée nationale, rapport défenseur des droits , article dans la presse …

Au cours de la discussion, Monsieur Ledroit s’est voulu rassurant, en évoquant la reconnaissance du ministre sur le rôle des infirmières de l’éducation nationale. Il reconnaît, tout comme la DGESCO, les inexactitudes présentes dans les différents rapports. Pour exemple, ils s’accordent à dire qu’il ne manque pas de médecins à l’EN pour effectuer les deux examens médicaux obligatoires (6ans et travaux règlementés) : « il n’y a pas pénurie de postes mais effectivement un problème de répartition et un problème d’attractivité des postes qui n’est pas spécifique aux médecins scolaires, c’est un problème plus général »…

M. Ledroit a tenu à préciser que le ministère n’avait pas commandé ces rapports, qu’il ne tenait pas compte de tous les rapports. Leur lecture n’engage pas les politiques.

Quant à l’audition du médecin conseiller technique de la DGESCO par l’académie de médecine, pour Mme Pétreault il serait très étonnant qu’il ait tenu les mêmes propos que les représentants syndicaux des médecins de l’EN.

Quant aux difficultés d’application et de gouvernance de la politique de santé du MEN pour le cabinet « la gouvernance ne fait pas défaut dans les textes, les textes sont récents… les choses se mettent en place…nous tenons à la gouvernance de cette politique par le MEN… nous ne ré-ouvrirons pas les chantiers métiers en tout cas pas tout de suite…bien entendu la bonne santé des élèves est un déterminant de la réussite scolaire… ». Là encore ils se sont voulus rassurants sans toutefois pouvoir nommer un inspecteur général en charge de ce dossier. CQFD !

Au sujet des travaux interministériels, M. Ledroit précise l’attachement du gouvernement et notamment du premier ministre sur ce point. Leur objectif est de permettre l’amélioration et l’efficience des politiques publiques en travaillant sur la dimension partenariale. Sont réunis autour de la table l’éducation nationale, la PMI et « d’autres acteurs de la médecine » dont le thème serait la santé des enfants de 0 à 6 ans. Les indicateurs ne sont pas satisfaisants tant pour l’EN que la PMI.Selon M. Ledroit, la question est de savoir comment faire travailler les gens ensemble ?

Pour le SNICS, il n’est pas envisageable de revenir sur l’arrêté du 03 novembre 2015, les professionnels et les politiques doivent prendre leur responsabilité à bras le corps.

Le SNICS a rappelé son attachement au service public et à son efficacité. Nous avons reprécisé à nos interlocuteurs l’attachement des infirmières du MEN à la dynamique partenariale présente dans les textes de 2015. Le SNICS y a largement contribué. Contrairement à ce que nos interlocuteurs semblent penser, les infirmières ne travaillent pas en vase clos mais bien au sein d’une équipe pédagogique et éducative au service de la réussite de l’élève et de leur famille. Elles travaillent quotidiennement avec un ensemble de partenaires en interne et externe à l’éducation nationale.

Notre ministère dit manquer d’indicateurs pour peser et avoir demandé au ministère de la santé l’audition du SNICS. Cette discussion nous renvoie bien évidement au précédent point sur la gouvernance de la politique éducative de santé du MEN et à sa nécessaire évaluation avant de pouvoir décréter qu’elle ne fonctionne pas ! Encore faut-il se doter d’indicateurs fiables tels que ceux issus des logiciels SAGESSE et MEDSI dont sont dotés les infirmières et les médecins du MEN. Pourquoi la DGESCO se refuse t’elle d’analyser et de publier ces données ? Cette question est restée sans réponse.

Le SNICS demande que les bilans infirmiers des élèves dans leur douzièmes année servent eux aussi d’indicateurs.

Le SNICS a bien entendu souligné la nécessaire évolution du logiciel SAGESSE en lien avec nos nouvelles missions. Le cabinet n’a pas d’information et n’a pas commandé un groupe de travail sur un dossier de santé de l’élève dématérialisé.

La formation universitaire et d’autres dossiers plus statutaires n’ont pu être abordés lors de cette rencontre, nous retrouverons donc le cabinet très prochainement.

Notre dernier conseil national du SNICS s’est donné pour mandat l’organisation d’une manifestation nationale, il a sans aucun doute eu raison.

Les échanges que nous avons eus avec le cabinet ont certes été cordiaux, mais, nous sentons bien que l’arrêté est en discussion. Nul besoin de changer les textes de notre statut ni nos circulaires de missions pour recréer au sein de MEN un service de santé. En témoignent certaines circulaires académiques ou départementales qui ont vu le jour depuis 2015. Travailler ensemble oui, mais dans le respect de chacun. Contrairement à nos interlocuteurs nous, infirmières, ne savons que trop bien dans quel espace de collaboration nous imaginent nos collègues médecins.


 

 

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Mot de rentrée

 

 

Chèr-e Collègue,


Tout d’abord, le SNICS vous souhaite à toutes et tous une très bonne rentrée !


Une fois de plus la pugnacité du SNICS a permis, ces deux dernières années un arbitrage ministériel favorable dans un dossier qui nous est cher celui de nos missions.…!

Une nouvelle année scolaire commence porteuse d’incertitudes et d’inquiétudes.

Nos concitoyens ont élu un nouveau président de la république et la présentation à l’assemblée nationale est profondément modifiée avec une très large majorité accordée à cette nouvelle formation politique.

La tendance libérale, clairement affichée, de ce nouveau gouvernement impactera nécessairement toute notre société, la fonction publique, l’éducation nationale, mais également notre profession.

Le chantier de l’éducation nationale est d’ores et déjà ouvert. Vous pouvez compter sur la détermination du SNICS à combattre tous les projets régressifs et notamment celui d’une éventuelle externalisation de la santé à l’Ecole. Nous combattrons également la volonté de certains de vouloir reproduire un schéma que cette même représentation nationale avait déclaré, en 1985, obsolète, inefficace et sans intérêt pour la santé des élèves. Nous résisterons aux projets présentés par certains syndicats de re-création d’un service de santé scolaire dépendant du ministère de la santé et une hiérarchie entre médecins et infirmiers mais également entre infirmiers.

La Politique de santé à l’Ecole doit rester de la responsabilité pleine et entière du ministre de l’éducation nationale. En effet, les derniers textes encadrant la santé à l’Ecole ont été le fruit d’une longue bataille, ils reconnaissent l’infirmière comme le « pivot » de cette nouvelle organisation. Le SNICS continuera à œuvrer pour que la nouvelle gouvernance académique soit effective dans toutes les académies.

Notre profession exige le maintien de notre corps à l’éducation nationale au plus près des besoins des élèves, au sein de l’équipe éducative et pédagogique, sous la seule hiérarchie administrative du chef d’établissement, nous continuerons de le défendre avec force.

Afin d’analyser et démontrer l’utilité du soin infirmier à l’éducation nationale, le SNICS mettra tout en œuvre pour que les éléments statistiques soient le reflet de nos missions spécifiques et qu’ils soient collectés, analysés et présentés annuellement. L’application SAGESSE doit évoluer dans ce sens.

Le SNICS revendique également et de longue date la création d’une filière universitaire infirmière complète allant jusqu’au doctorat. Et, plus particulièrement pour les infirmières de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, nous revendiquons un statut particulier en Catégorie A + avec la reconnaissance de notre spécialité par un diplôme de master 2.

D’autres dossiers ne pourrons avancer sans l’action résolue du SNICS et sans vous !. Du côté statutaire, par exemple, le SNICS, très attaché aux valeurs de transparence et d’équité, ne peut que s’opposer avec force aux inégalités engendrées par la mise en place du RIFSEEP* comme à tout autre individualisation des carrières.

Ce gouvernement a en projet de réorganiser le temps de travail, , gageons que la tentation sera grande de mettre fin aux acquis que nous avions gagné de haute lutte en 2002, tel que les 90% devant élèves et 10 à notre initiative et sous notre responsabilité, tel que un temps de travail sur 36 semaines etc… Le SNICS combattra pour que notre présence dans les établissements reste uniquement liée aux besoins des élèves et à leur présence dans les établissements publics (Lycées, collèges, écoles et universités).


Notre orientation pour un syndicalisme de transformation sociale progressiste alliant contestations, propositions, négociations et actions, nous a toujours amenés à concevoir et à construire des actions fortes et inscrites dans la durée et dans la volonté d’une unité la plus large de tous les syndicats infirmiers.. Le SNICS prendra ses responsabilités.

Pour mener à bien les chantiers qui nous attendent, le SNICS appelle chacun(e) de vous à se (re)syndiquer afin de donner toujours plus de poids à l’action collective pour la défense de la profession infirmière à l’éducation nationale au service de la réussite scolaire de tous les élèves et les étudiants.


 


* : RIFSEEP : Régime Indemnitaire Fonction Suggestion Expertise et Expérience Professionnel.