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EDUCATION/SOCIAL

 

                                                                                          le 23 novembre 2012

 

Communiqué de presse

 

 

Message fort du Ministre de l’Education nationale en faveur de la Santé à l’Ecole :

Les infirmières de l’Education nationale ont été entendues !

 

Une forte mobilisation des infirmières de l’Education nationale de la métropole (plus de 1600, 1200 selon les renseignements généraux !) soit entre 22,7% et 17,4% du corps est venu manifester le 22 novembre  à Paris à l’appel du SNICS-FSU. Les infirmières ont montré leur volonté farouche de défendre une conception de la politique de santé, ancrée dans les réalités quotidiennes de l’Ecole au service des élèves.

 

Depuis le début de la concertation sur la refondation de l’Ecole sur fond de rapport parlementaire sur la « médecine scolaire », de rapport de la cour des comptes et confirmé dans le dernier rapport parlementaire publié de mois-ci, les infirmières y ont vu une attaque constante des opposants au pilotage de la santé par le ministre. Cette remise en cause de la gouvernance de la santé reposait alors sur un réel déni de la professionnalité des infirmières présentes dans les lycées et collèges depuis 1945.

 

En répondant massivement présentes à l’appel la  mobilisation du SNICS-FSU le 22 novembre, les infirmières ont démontré sans ambiguïté leur attachement  à des missions d’accueil des élèves pour quelque motif que ce soit dès lors qu’il a incidence sur la santé ou la scolarité.

 

Depuis le 23 juillet, le SNICS n’a eu de cesse de poser la question de la gouvernance et du pilotage de la santé à l’Ecole. C’est pourquoi, le SNICS se réjouit de la réponse qui n’a jamais été celle de la décentralisation aux collectivités territoriales.

 

La délégation reçue par le cabinet du Ministre a entendu ce que les infirmières voulaient voir confirmé, à savoir :

-          La gouvernance et le pilotage de la santé à l’Ecole relèvent de la responsabilité du Ministre de l’Education nationale

-          La préconisation du dernier rapport parlementaire sur la création d’un corps interministériel est par conséquent écartée !

-          Le Ministre s’engage à mettre en place un groupe de travail avec les organisations représentatives des personnels, sur la base des textes de 2001, sur la Santé à l’Ecole et l’évolution des missions des personnels infirmiers au sein du système éducatif.

 

Contact : Béatrice Gaultier 06 87 95 82 70

 

Manifestation des infirmières pour la défense de leur spécificité à l’Education nationale :

Tou(te)s à Paris le 22 novembre  pour la défense d’un pilotage de la santé qui reste de la responsabilité du Ministre de l’Education nationale !                birdsdessines11353174703_2pr-vention_31353175213_4

    

 

Le lieu de rassemblement se fera dès 13h place André Tardieu dans le 7ème (métro François Xavier) près de la place Duroc. Le parcours sera le suivant : départ place André Tardieu, boulevard des Invalides, rue de Sèvres, boulevard Raspail et rue de Grenelle.     

Interpellation du SNICS à M. Lejeune, Conseiller de Vincent Peillon :  

 

 

Monsieur le Lejeune,

 

Je vous remercie d’avoir tenté de lever les incompréhensions qui ont vu le jour à l’occasion de la concertation sur l’Ecole mais je vous prie encore de lire avec attention les lignes qui suivent.

 

En effet, en me rapportant les propos de Monsieur Mancel, j‘ai le regret de constater que la notion de “service de santé scolaire” réapparait comme ce fut le cas lors de la concertation alors qu’il n’existe pas de “service de santé scolaire ».

 En effet, la politique de santé au Ministère de l’Education nationale repose depuis 2001 sur l’implication de l’ensemble des personnels de l’éducation, ce qui explique qu’elle soit pilotée directement par le Ministre et ses représentants que sont les recteurs et non sur un “service” médico-social périphérique. Le Ministre a aujourd’hui compétence sur une Mission de Santé à l’Ecole et non sur un “service” comme l’affirme Monsieur Mancel. Ce fut le point de divergence fondamental qui n’avait pas permis à l’atelier de santé, lors de la concertation, de conclure:

 

“La mission de promotion de la santé en faveur des élèves a pour objectif essentiel et spécifique de veiller à leur bien- être, de contribuer à leur réussite et de les accompagner dans la construction de leur personnalité individuelle et collective. Les responsabilités de l'École en cette matière sont affirmées notamment dans les dispositions générales du Code de l'éducation Livre I, Titres I et II.
La réalisation de ces objectifs repose sur l'implication et le travail de tous les personnels, membres de la communauté éducative, et plus particulièrement sur un travail en équipe pluriprofessionnelle associant les directeurs d'école, les chefs d'établissement, les enseignants, les conseillers principaux d'éducation, les infirmier(ère)s, les conseillers d'orientation psychologues, les médecins, les assistant(e)s de service social, les psychologues scolaires, les secrétaires médico-scolaires... Chacun apporte ses compétences dans le champ global de la promotion de la santé à l'École, les médecins et les infirmier(ère)s ayant cependant en tant que professionnels de santé, une mission particulière au sein d'un partenariat spécifique. Deux circulaires, l'une concernant les médecins, l'autre les infirmier(ère)s précisent cette mission au sein du service public d'éducation. La promotion de la santé requiert aussi d'organiser efficacement les partenariats nécessaires.”

 

Comme vous le constatez la responsabilité de l’Ecole est clairement affirmée dans la circulaire 2001-012 du 12 janvier 2001 et dans le code de l’Education. Cette orientation de la Santé à l’école avait permis de rompre avec un fonctionnement en “service” hérité du service de santé scolaire du ministère de la santé, dissout en 1985 ( à nouveau défendu au cours de la concertation!).

 

Cette décision politique avait conduit à renforcer les moyens infirmiers dans les établissements du second degré et permis de mieux répondre aux demandes et besoins des élèves.

Depuis 2001, l’Ecole avait fait le choix d’assumer pleinement ses responsabilités à l’égard des élèves en mettant en cohérence la gouvernance des personnels et les objectifs de l’école.

Vous le savez sans doute mieux que moi, les mots ont un sens et en ce qui concerne les mots “service de santé scolaire”, une histoire.... qui n’est pas celle de l’Ecole. Comprenez bien que nous ne jouons pas sur les mots.

Est ce dans les propos de Monsieur Mancel une erreur? une facilité de langage? ou une conception de la santé à l’Ecole qu’il partage avec ceux qui l’ont défendu à l’occasion de la concertation et contre quoi nous continuerons fermement à nous opposer?

 

Par conséquent,en l’état actuel, la réponse que vous nous avez transmise ne pourra pas satisfaire les collègues car Monsieur Mancel n’arrive pas à répondre franchement à la question de savoir si le Ministre conserve bien le pilotage de la santé, c’est à dire la maitrise de l’orientation politique de la santé qui préside encore aujourd’hui à l’Education nationale.

 

Pour être plus précise, vous devez savoir que les infirmières de l’Education nationale sont farouchement opposées à un pilotage médical de la santé des élèves dont les partisans tentent, par tous les moyens, de réhabiliter la notion de service de santé scolaire et d’équipe médico-sociale. C’est une conception de la santé que les infirmières de l’Education ne partagent absolument pas en raison de son approche restrictive et appauvrie de la santé, déconnectée des réalités quotidiennes dans les établissements et des réponses que l’Ecole doit y apporter.

 

Notre profession à l’Education nationale, a acquis au cours de son histoire de part sa fonction de premier recours en tant que professionnel de la santé (“l’accueil, l’écoute, les soins pour quelque motif que ce soit dès lors qu’il a une incidence sur la santé et la scolarité”) une remarquable autonomie au service principalement des élèves et de leur réussite scolaire et dans l’intérêt des équipes éducatives et pédagogiques. Cet exercice se distingue des autres secteurs en ce sens que l’infirmière agit au coeur d’une équipe éducative et pédagogique et non dans une équipe strictement médico-sociale comme c’est “naturellement” le cas dans les autres secteurs de la profession.

 

En tentant d’enfermer les infirmières dans un “service” composé d’une équipe médico-sociale, on enlève aux équipes éducatives et pédagogiques la contribution spécifique des infirmières au quotidien dans les établissements en réorientant les questions de santé à partir du seul prisme médical.

 

Aussi, je vous remercie, Monsieur Lejeune, de bien vouloir encore vous attarder sur ce problème de la Santé à l’Ecole et d’obtenir du Ministre l’engagement de pas revenir sur un fonctionnement en service mais de préserver sa responsabilité sur la mission de Santé à l’école. En effet, si la question de la santé des élèves ne peut être bien évidemment une préoccupation centrale au regard des questions de politique éducative et d’enseignement, elle demeure, selon nous, une des composantes indispensables à la réussite de tous les élèves.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le conseiller, à l’assurance de ma considération distinguée

 

Béatrice Gaultier secrétaire générale du SNICS-FSU 

 

 

 

 

 

 
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Paris le 15 octobre 2012

 

                                                                                             

Cher(e)s collègues,

 

 

Aujourd’hui, le gouvernement a décidé d’engager, au pas de charge, les négociations sur la loi d’orientation de l’Ecole. L’issue de ces négociations conditionnera le sort réservé à la santé des élèves et le devenir des infirmières de l’Education nationale. Le calendrier annoncé prévoit de clore ces négociations pour la fin novembre 2012 !

 

Au-delà des divergences que nous pouvons avoir entre nous sur la priorité des missions dont nous avons la responsabilité, nous sommes tous et toutes attachés à ce qu’elles continuent de répondre aux besoins des élèves. Cela suppose que notre profession relève toujours du ministère de l’ Education nationale. Or, aujourd’hui, nous nous heurtons à un projet qui  remet en cause notre existence même  à l’Education nationale.

 

En effet, le projet qui nous a été martelé depuis le 23 juillet  à l’occasion de la concertation sur l’Ecole, préconise de balayer la spécificité de notre profession auprès des élèves en imposant une vision globale de santé publique à partir de laquelle seraient définies de nouvelles missions. Malgré nos propositions, ce projet n’a pas bougé. Il s’agit notamment de faire disparaître subrepticement la notion d’élève au profit de « l’enfant et l’adolescent » avec des conséquences directes sur l’organisation des personnels:

 

-          Il s’agit « d’intégrer la politique de santé des élèves dans une politique globale de santé des enfants et adolescents » (SNMSU UNSA Education)

-          Il s’agit de prévoir « Une organisation matricielle permettant de regrouper des métiers en coordonnant leurs travaux pour la réalisation d’un projet précis adaptable suivant les territoires » (SNMSU UNSA Education)

-          « Il s’agit « d’améliorer les conditions de pilotage régional de la politique de santé en faveur des enfants et des adolescents par les agences régionales de santé » (Rapport de l’assemblée nationale sur la médecine scolaire)

-          Il s’agit de prévoir « une nouvelle organisation sous forme de cellule interministérielle pour définir le contrat cadre et un comité de pilotage national » (ASCOMED).

Plus grave encore, ce projet d’externalisation de la santé à l’Ecole est encouragé par les déclarations des recteurs à la dernière conférence des recteurs qui s’est tenue ces jours derniers. A la question posée par le cabinet du ministre de l’Education nationale, sur les « services » de l’Education nationale que les recteurs souhaiteraient voire externalisés, les recteurs ont répondu sans hésiter :« les services médico-sociaux ». Marc-Pierre Mancel, conseiller santé, nous a précisé que les personnels infirmiers étaient inclus dans ces « services ».

 

Les conséquences pour les infirmières de l’Education nationale sont donc redoutables. Outre le fait que la réponse des infirmières aux besoins des élèves disparaît au quotidien, c’est notre place dans la structuration de l’Ecole qui est remise en cause (hiérarchie, temps de travail, droits à mutation, évaluation, avancement…..) au profit d’un pilotage médical dans une organisation « matricielle » interministérielle. En effet, si la notion d’élèves disparaît, le temps de travail  sera réorganisé en conséquence, non plus sur les 36 semaines liées à la présence des élèves, mais sur 47 semaines. Il faut se souvenir, en outre, que nous avions obtenu le forfait de 10% sur la base des missions devant élèves sur le temps scolaire.

De plus, TOU(TE)S les infirmier(e)s de l’Education nationale seraient intégré(e)s dans une structuration déjà existante en interministériel et deviendraient des opérateurs de santé chargé(e)s de fournir des indicateurs de santé des enfants et des adolescents pour mettre en valeur le travail d’une hiérarchie médicale. C’est une régression insupportable pour la profession infirmière que le SNICS ne peut accepter !

 

Ce projet est en parfaite cohérence avec la réflexion qui est conduite au ministère de la santé qui prépare pour les prochains mois un grand plan de santé publique en direction des enfants et des adolescents. Enfin, il est aussi cohérent avec la réflexion conduite en ce moment  au ministère de la fonction publique sur la fusion des corps.

 

Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est bien toute notre histoire à l’Education nationale, qui est sur le point d’être balayée à l’occasion de la nouvelle loi d’orientation sur l’Ecole.

 

C’est pourquoi, le conseil national du SNICS, réuni les 9, 10 et 11 octobre, a décidé de redonner la parole aux infirmières de l’Education nationale en organisant une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle à Paris le jeudi 22 novembre. Aussi, nous nous adressons à chacun(e) d’entre vous, professionnel de santé de l’Education nationale  pour vous demander de vous joindre à nous afin de faire entendre la parole des infirmier(e)s, parole bâillonnée au cours de cette « concertation » sur l’Ecole.

 

Nous comptons sur vous pour défendre ensemble notre belle profession et son maintien dans l’Education nationale, au service des élèves et de leur réussite scolaire.

 

Bien cordialement,

 

 

Le conseil national du SNICS :

 

-          Allemand Christian, Secrétaire général adjoint

-          Audigeos Sylvie, Secrétaire Académique de Guyane

-          Audoynaud Mireille, Secrétaire Académique de Nice

-          Belarbi Yamina, Secrétaire Académique de Créteil

-          Bouquet Pénélope, Secrétaire Académique de Corse

-          Bouyer Catherine, Secrétaire Académique de Strasbourg

-          Braive Patricia, Secrétaire Académique de Versailles

-          Cariat Sandie, Secrétaire Académique de Montpellier

-          Cavalier Claudine, Secrétaire Académique de Martinique

-          Chantoiseau Chantal, Secrétaire Académique de Paris

Dorckel Fabienne,  Secrétaire Académique de Poitiers

-          Dufour Annie, Membre du Bureau National

-          Duty Catherine, Secrétaire Académique de Besançon

-          François Patricia, Membre du Bureau National

-          Gaultier Béatrice, Secrétaire Générale

-          Gracia Marie-Hélène, Membre du Bureau National

-          Gressier Valérie, Secrétaire Académique de Lillel

-          Guennec Cecile, Secrétaire Académique de Rennes

-          Herpin Etienne, Secrétaire Académique d’Aix-Marseille

-          Ladier Sylvie, Secrétaire Académique de Dijon

-          Lamoine Jean, Membre du Bureau National

-          Lecoq Beatrice, Secrétaire Académique de la Réunion

-          Lecourt Maryse, Membre du Bureau National

-          Lemair Martine, Secrétaire Académique de Rouen

-          Lemiale Marie, Secrétaire Académique d’Orléans-Tours

-          Magne Sylvie, Secrétaire Académique de Nantes

-          Marol André, Membre du Bureau National

-          Masson Martine, Membre du Bureau National

-          Meynet Marilyn, Secrétaire Académique de Grenoble

-          Miramon Agnés, Secrétaire Académique de Clermont-Ferrand

-          Pomponne Patricia, Secrétaire Académique de le Guadeloupe

-          Rambaud Josiane, Secrétaire Académique de Lyon

-          Rameau Marie-Josée, Secrétaire Académique de Bordeaux

-          Roger Jean-Claude, Membre du Bureau National

-          Rumebe Viviane, Secrétaire Académique de Toulouse

-          Sanz Catherine, Membre du Bureau National

-          Streiff Brigitte, Secrétaire Académique de Nancy-Metz

-          Tesseyre Laurence, Secrétaire Académique de Limoges

-          Thumy Martine, Secrétaire Académique de Reims

-          Tonon Anne-Marie, Membre du Bureau National

-          Vaireaux Valerie, Secrétaire Académique d’Amiens

 
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       Salon Infirmier 2012 : déclaration commune des organisations professionnelles représentant les infirmières et infirmiers

Les organisations professionnelles représentant les infirmières et infirmier(e)s en soins généraux et spécialisés interpellent solennellement le gouvernement afin que justice soit rendue à l’ensemble de notre filière.
...

 

Nos syndicats et associations s’impliquent dans le but d’obtenir une réelle reconnaissance du rôle et de la place des infirmières dans le système de santé français, d’améliorer les conditions de vie des professionnels de la filière tous grades et spécialités confondus, de défendre leurs droits et leurs intérêts moraux, tant collectifs qu’individuels.

De la qualité des soins au respect des droits du patient, de l’accompagnement des familles en passant par la charge émotionnelle et le stress lié aux responsabilités, les conditions d’exercice des infirmières en France sont devenues particulièrement difficiles et se dégradent un peu plus chaque jour dans un contexte de maîtrise des dépenses de santé et de réorganisation de l’offre de soin. Et pourtant, l’infirmière a toujours été ignorée des pouvoirs publics (reconnaissance, conditions de travail, salaires…).


Depuis quelques années, les réformes se succèdent et impactent fortement notre quotidien de professionnel :

  • refonte de notre formation initiale (2009),
  • reclassement des infirmiers, infirmiers spécialisés, cadres,
  • réforme des retraites et négation de la pénibilité de notre métier,
  • loi H.P.S.T.,
  • plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015.


Tous ces changements n’ont pas répondu aux problématiques mais ont contribué à dégrader de façon exponentielle nos conditions d’exercice.

Féminine à 90% et plébiscitée par 99% des français, la profession d’infirmière a su garder une très bonne image auprès du public. L’infirmière apporte les soins dans les moments difficiles. Elle sait écouter et porte des valeurs humaines qui rassurent. Quelles retraites auront toutes ces femmes dont les carrières ont souvent été interrompues, ou en temps partiel afin d’élever leurs enfants ?

La réforme des retraites qui est venue s’ajouter à l’article 37 de la Loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010 a reculé l’âge d’ouverture des droits à la retraite pour les infirmières non pas de 2 ans mais de 7 ans… passant de 55 à 62 ans et de la catégorie active à la catégorie sédentaire ! La revalorisation salariale consentie pour accompagner ce passage en catégorie A est aussi dérisoire qu’irrespectueuse au regard de notre niveau de compétence et de responsabilité.


L’abandon du critère de pénibilité explique toutes ces années supplémentaires à travailler. Il est ressenti comme un abandon au sens large du terme et comme une absence totale de reconnaissance au regard des contraintes évidentes, des difficultés d’exercice et du niveau d’exigence toujours plus élevé.


Des professions reconnues au niveau universitaire mais qui sont toujours sans reconnaissance statutaire et salariale.

Nous avons suivi les débats des deux dernières années, les prises de position de votre formation politique, les réactions de ceux qui étaient hier dans l’opposition et qui aujourd’hui sont en capacité d’agir.


Les infirmiers en soins généraux et spécialisés méritent une attention particulière et des décisions courageuses de votre part s’imposent. Vos résolutions doivent soutenir notre investissement au quotidien toujours dans l’intérêt du patient et se traduire par un engagement marqué. Notre filière professionnelle attend maintenant des actes forts et des réponses concrètes.


Les syndicats CNI, SNIA, SNICS
Les associations AEEIBO, ANPDE, CEEPAME, UNAIBODE

 
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Communiqué de presse

 

 

EDUCATION/SANTE                                                                     

                                                                                 Paris le 8 octobre 2012

 

 

Droit des femmes et des adolescentes mineures :

Des signes positifs qu’il faut mettre en acte !

 

Des signes positifs en faveur de l’amélioration des droits des femmes et en particulier de la contraception des adolescentes mineures ont été annoncés par Najat Vallaud-Belkacem, la Ministre des droits des femmes, le 1er octobre 2012.

 

Elle confirme l’importance de la mobilisation de l’Etat et en particulier de l’Education nationale pour mieux accompagner les adolescentes mineures vers leur autonomie dans le domaine de la sexualité.

 

Concernant la contraception, depuis les années 2000, les infirmières de l’Education nationale ont vu leur capacité à prescrire se renforcer. En effet à la  loi du 13 décembre 2000 relative à leur possibilité de délivrer la contraception d’urgence  chez les adolescentes, s’est ajoutée tout récemment dans la loi, la possibilité de renouveler sous certaines conditions les contraceptifs oraux de moins d’un an.

 

Etant donné les chiffres préoccupants de grossesses non désirées et d’IVG chez les adolescentes mineures, rappelés par la Ministre, nous souhaiterions pouvoir mettre en œuvre dès que possible ce que nous considérons comme une amélioration sensible de l’accompagnement des adolescentes vers une contraception réussie. Les infirmières de l’Education nationale sont en attente des circulaires d’application du Ministère de la Santé.

 

Ce renforcement de nos missions est lié à la spécificité du soin infirmier dans le secteur éducatif et à notre présence au quotidien auprès des adolescents dans les établissements du second degré. Ce lieu de confidentialité que représente l’infirmerie  permet d’apporter des réponses aux besoins et demandes de santé des adolescents, notamment dans le domaine de la sexualité.

 

En outre, cette proximité au quotidien permet, aux adolescentes, quel que soit le lieu de résidence, de bénéficier de la réponse et du suivi d’une infirmière.

Pour compléter cette évolution, un renforcement de l’éducation à la santé et à la sexualité dans les établissements scolaires nous semble nécessaire. Cependant, il nous paraît essentiel  de distinguer ce qui relève de l’information, qui peut être assuré par un partenariat extérieur, et ce qui relève  de l’éducation à la santé qui suppose un processus de maturation, de suivi, d’accompagnement à mettre en œuvre au quotidien dans les établissements scolaires par les équipes éducatives.

 

Alors oui à la Ministre des droits des femmes pour mobiliser l’Etat et mobiliser plus encore et sans tarder les infirmier(e)s de l’Education nationale, présent(e)s chaque jour auprès de ces élèves mineures.



 

 
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Démission de quatre conseillers nationaux ordinaux...

26.09.2012
Quatre conseillers nationaux ordinaux du collège libéral viennent de présenter leur démission à Didier Borniche, président de l’ONI, rajoutant encore un triste épisode à la saga ordinale...   

 

Les communiqués se suivent et ne se ressemblent pas, hormis sur l’idée de mouvement...

En effet, le 12 septembre dernier, une information en direct de l’Ordre national des infirmiers (ONI) nous avisait du déménagement conjoint du Conseil national de l’ordre des infirmiers, du Conseil régional d’Ile-de France ainsi que des huit conseils départementaux de la région, dans de nouveaux locaux à Paris. Adieu donc la rue Sainte-Anne et bienvenue au 228, rue du Faubourg Saint Martin, dans le 10ème arrondissement. Le message d’accompagnement de la bouche même du président de l’ONI, Didier Borniche, disait ceci : « Pour mettre en œuvre nos importantes missions de service public et améliorer notre relation de proximité avec les infirmiers, dans un souci d’économie et de bonne gestion des finances de l’Ordre, il était nécessaire que nous trouvions des locaux offrant aux collaborateurs des conditions de travail optimales. Nous avons voulu faire de ces nouveaux bureaux une véritable vitrine d’un Ordre national des infirmiers à la gestion saine et normale ».
Une décision qui s’inscrivait dans un plan de restructuration drastique face aux importantes (et c’est un euphémisme...) difficultés financières de l’ONI.

Aujourd’hui 26 septembre 2012, une toute autre communication nous informe que le déménagement continue, au sens figuré cette fois, puisque quatre conseillers nationaux ordinaux du collège libéral - Jean-François Bouscarain, Marielle Ducastel, Thierry Munini et Laurence Doucet-Rousselet - viennent de présenter, par courrier en date du 24 septembre 2012, leur démission du Conseil national de l’ordre des infirmiers (CNOI) à Didier Borniche. Dans cette lettre très circonstanciée de trois pages, le ton est sans appel comme en attestent ces quelques morceaux choisis. « Au terme de l’année écoulée, nous pouvons apprécier à sa juste valeur votre manière réelle de présider notre institution et ses résultats. Cette présidence se caractérise par son opacité constante, la minceur extrême de sa production et son échec global. (…) En résumé, à peu de choses près, vous n’informez sur rien, vous ne réalisez rien, vous ne diffusez rien, vous n’améliorez rien, vous ne consultez sur rien. (…) Notre Ordre n’a pas été conçu (…) pour financer indéfiniment une structure devenue éloignée du terrain, ayant perdu ses moyens minima indispensables, la mise en oeuvre d’une expertise métier, son rôle de guidance professionnelle et tout le dynamisme et la crédibilité que nous possédions antérieurement à votre présidence. (…) Personne ne peut plus se dissimuler l’abaissement présent de cet Ordre qui nous était cher. Quant à nous, nous ne voulons pas faire semblant de l’ignorer. Encore moins le cautionner au nom des infirmiers libéraux, alors que ces confrères sont ciblés plus que tout autres pour financer une part disproportionnée d’un budget ordinal devenu pratiquement sans objet. C’est pourquoi, après tant de collègues (...) qui en ont déjà tiré la même conséquence (...) nous vous signifions par la présente nos démissions du CNOI ».

Voici un épisode de plus qui continue à discréditer une instance aujourd’hui à l’agonie... A suivre.

 

Article à lire sur http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/ca-demenage-encore-ordre-infirmier.html

 
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