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Nos publications

Cliquer ici pour voir nos publications : "De But En Blanc" 

 

 

 

 

Vient de paraître ...

Le supplément au DE BUT EN BLANC numéro 54 vient d'être mis en ligne.

 

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Lettre d'Infos







Les textes

Cliquer ici pour aller sur les textes relatifs à l'exercice infirmier à l'Education Nationale

 

 

 

Vu dans la presse

Découvrez l'article intitulé "En place dans les classes ! - Enquête éducation nationale" (Emmanuelle Debelleix) paru dans l'Infirmière Magazine de septembre 2008.

 

Cliquer ici pour découvrir cet article

 

 
Journées nationales du CEFIEC le 10 mai 2007 Version imprimable Suggérer par mail

  

INTERVENTION DU SNICS / FSU
AUX 62èmes JOURNEES NATIONALES DU CEFIEC le 10/05/07

Le brainstorming entamé ensemble depuis quelques semaines a conduit le SNICS à questionner plus que jamais, je ne dirais pas à mettre sur le grill mais c'est presque cela, le SNESup/FSU, syndicat majoritaire des enseignants chercheurs des universités avec lesquels nous sommes amenés à travailler deux fois par mois dans le cadre de notre fédération.

 

ImageLe DE d'infirmière est un diplôme d'exercice comme tous les diplômes d'état du champ de la santé c'est-à-dire pas en relation directe avec le système LMD. Cette situation est donc également valable pour les diplômes de médecin, chirurgien dentiste, pharmacien et sage femme qui ne sont pas encore intégrés dans le système LMD. Cependant, malgré l'absence d'équivalences pour ces 4 professions, parce qu'elles sont formées à l'université, le ministère de la santé et le ministère de l'enseignement supérieur sont en passe de les intégrer très prochainement dans le dispositif LMD.

 

Dans ce cadre, nous avons des interrogations :

  • Qu'advient-il de la profession infirmière compte tenu du refus qui nous a été opposé en mars dernier d'intégrer le DE dans le LMD ?
  • Alors qu'il y a près de 30 ans le diplôme d'Etat d'infirmier, pour lequel la formation durait 2 ans, permettait d'aller en licence par son homologation au DEUG, aujourd'hui cette formation, qui est passée à 3 ans ½, n'aurait de fait plus aucune équivalence dans le système LMD ?
  • Faut-il évoquer l'évolution de la formation infirmière avec l'ensemble de ce qu'on appelle les paramédicaux ou faut-il d'abord penser à cette profession dont les problèmes n'ont toujours pas trouvé de solution ?
  • Faut-il réclamer une première année commune aux 16 professions de santé comme l'avait proposé la Commission nationale du 20 juillet 2003 ?
  • Les initiatives prises par les université de Lorient et Orléans qui consistent à proposer une formation complémentaire au infirmiers et aux étudiants infirmiers leur permettant d'obtenir une licence universitaire sont, certes, intéressantes mais ne correspondent pas à la demande de la profession d'intégrer réellement et pleinement le DE d'infirmier dans le LMD.
  • Quant à la licence professionnelle est-elle la bonne réponse ?
  • Un diplôme à finalité professionnelle signifiant obligatoirement une formation professionnalisante, la question du type de licence est donc posée : professionnelle ou universitaire ?
  • Mais quelle est la différence fondamentale entre ces deux types de licence ?
  • Les licences professionnelles conduisent-elles à des masters Pro ?

Non, car les licences professionnelles sont impérativement tubulaires et une fin en soi. Elles ne permettent absolument pas d'accès à la recherche et donc pas de poursuite d'études vers les grades Master et Doctorat. En fait, les masters Pro existent mais de manière très marginale et ne sont pas orientés vers la recherche. Ils sont réservés notamment aux anciens DESS. Ce n'est donc pas une licence professionnelle qui répondrait à nos attentes mais une licence universitaire qui, elle, permet la recherche et donc la poursuite d'études. Cependant est-elle permise aux formations professionnalisantes ? Ces formations professionnalisantes ne conduisent-elle pas obligatoirement à des licences professionnelles ?

Pour le SNICS c'est NON à partir du moment où une remise à plat de l'enseignement sur les fondamentaux de notre profession accompagne l'intégration dans le LMD et que le statut des enseignants qui forment notre profession évolue. Deux exemples qui montrent que c'est possible :

  1. Les STAPS : l'enseignement des activités physiques et sportives, reconnu totalement aujourd'hui dans le LMD et la recherche, a été construit sur mesure à partir des métiers liés au sport.
  2. Les IUFM : leur intégration dans les universités est actuellement en cours sans qu'il y ait de remise en cause des actuels formateurs.

 

Pour le SNICS, il faut donc aller vers une universitarisation complète des études et la création dans les universités d'un domaine santé, dans lequel il y aurait différentes filières où chacune des 16 professions de santé définies dans les Livres I, II et III du code de santé publique pourrait être intégrée. Pour exemple, sachant que cela reste à voir avec les principaux intéressés : une filière médicale regroupant médecins, chirurgien-dentistes et sage-femmes, une filière pharmacie pour pharmaciens et préparateurs en pharmacie, une filière rééducation avec masseur-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes et orthoptistes, une filière imagerie médicale pour manipulateurs-radio, une filière soins regroupant infirmiers, pédicure-podologues et diététiciens ; enfin une filière pour audioprothésiste et opticien-lunetier.

 

L'universitarisation des études permettrait une vraie reconnaissance du statut des étudiants infirmiers, conduirait à leur donner du souffle en leur ouvrant de nouvelles perspectives vers la maîtrise et le doctorat via la recherche, mais également de l'oxygène en créant des possibilités de passerelles vers d'autres formations universitaires par la reconnaissance d'équivalences à chaque étape des études.

 

Notre dernière rencontre d'hier avec le SNESup nous conduit à affirmer aujourd'hui d'une part, que de plus en plus d'infirmières sont en reprise d'études à l'université - ce qui est assez méconnu, d'autre part que le ministère de l'enseignement supérieur ignore tout de notre formation, qu'il s'agisse du contenu comme des modalités. Enfin que notre profession a, plus que jamais, toute légitimité pour faire des propositions concernant la formation initiale et n'a pas besoin de l'aval de quiconque, y compris du corps médical. Il est de notre responsabilité entière de construire le socle de connaissances correspondant à ce que nous estimons devoir être le fondement de l'enseignement pour devenir infirmier(e) et pas uniquement de faire un copié-collé de l'enseignement actuellement dispensé dans les IFSI. Nous avons cette légitimité, même si elle n'est pas encore totalement reconnue et même si notre profession relève du domaine de la santé comme les médecins et d'autres professionnels de santé Les psychologues, par exemple, qui relèvent du domaine des sciences humaines font fréquemment appel aux sociologues afin d'obtenir leur point de vue sur la formation de psychologue mais ne perdent pas pour autant la main sur leur propre formation et sur leurs décisions.

 

Je tiens à dire ici que les récentes réunions du groupe LMD dont beaucoup de membres sont présents aujourd'hui, nous ont fait avancer considérablement et surtout mieux apprécier le travail et les propositions du CEFIEC mais aussi de la FNESI, en matière d'intégration du DE infirmier dans le dispositif LMD : la mise à plat des programmes, la traduction des modules en ECTS, l'intégration d'une langue vivante et la projection des troncs communs possibles pour la 1ère année sont des orientations qui nous conviennent et qui, à notre sens, pourraient constituer une plate-forme commune à peaufiner ensemble.

 

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