Si nous nous réjouissons de l’attribution par le ministère de l’Education nationale d’une enveloppe indemnitaire supplémentaire en direction des personnels non enseignants, nous dénonçons l’exclusion des infirmiers et infirmières d’internat de cette indemnité.
Il est pourtant flagrant que c’est sur ce type de poste que les conditions de travail sont les plus difficiles. Pour preuve, les postes infirmiers restant vacants à l’issue des opérations de mutation sont majoritairement les postes d’internat. En effet, le poste d’infirmier logé en internat est de plus en plus vécu comme une discrimination compte tenu :
- des augmentations indemnitaires légitimement perçues chaque année par les autres personnels,
- de l’existence d’indemnités pour d’autres catégories de personnels également logés,
- du mode de déclaration des avantages en nature décidé sans concertation en 2005 dont les effets se font encore sentir à cette période,
- de la baisse du pouvoir d’achat qui touche tous les fonctionnaires.
Pourtant, l’ensemble des membres de la communauté éducative ainsi que les spécialistes de la santé des adolescents sont unanimes pour souligner la nécessité d’une présence infirmière là où vivent les élèves internes, collégiens ou lycéens. Lors des débats sur l’ARTT, suite à la diminution de 2 nuits d’astreinte par semaine pour les infirmier(e)s d’internat, l’administration centrale s’était émue du nombre important de questions relatives à ces personnels posées notamment par les chefs d’établissement. Tout cela révèle s’il en était besoin, l’importance de la fonction et des missions de ces personnels auprès des élèves internes privés de leur famille durant toute la semaine et prouve l’utilité de leur présence.
A ce jour, l’administration refuse de reconnaître de manière financière le service rendu par chaque infirmière d’internat aux élèves et à la communauté scolaire si ce n’est par 10 misérables points de NBI ! 45 euros par mois pour solde de tout compte pour les 3 nuits d’astreinte assurées chaque semaine de l’année scolaire en plus des 1600 heures !!!
Où en sommes-nous de l’engagement pris par le ministre de l’Education nationale auprès du SNICS d’ouvrir des négociations pour revaloriser financièrement ce type de poste ? Le ministère connaît parfaitement ce dossier et nous exigeons qu’il nous fasse une proposition dans les meilleurs délais d’un régime indemnitaire spécifique qui reconnaisse les sujétions particulières de cet exercice professionnel et qui le rende plus attractif d’un point de vue financier.
Cette pétition est à envoyer :
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Par voie postale à :
Moniseur Xavier DARCOS
Ministre de l'Education nationale
54 rue de Bellechasse
75007 PARIS
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Par fax au numéro suivant :
01 55 55 09 81
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Au siège du SNICS :
- par voie postale : SNICS / 46 avenue d'Ivry / 75013 PARIS
- par fax : 01 42 22 45 03
- par mail : snics(at)wanadoo.fr (remplacer le "(at)" par "@")
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